vendredi 31 décembre 2010

Bronchiolite des nourrissons : essai négatif pour la kinésithérapie respiratoire

Source : prescrire.org

Il n'est pas démontré que la kinésithérapie respiratoire accélère la guérison de la bronchiolite chez les nourrissons.

La bronchiolite du nourrisson est une infection virale fréquente, rarement grave, et habituellement d’évolution favorable en une à deux semaines.
Un essai clinique a évalué la technique souvent utilisée en France par les kinésithérapeutes dans la bronchiolite : accélération du flux respiratoire avec toux provoquée. Chez 496 nourrissons hospitalisés pour une première bronchiolite, la kinésithérapie respiratoire (3 séances quotidiennes selon une technique standardisée) a été comparée à l’aspiration nasale sans kinésithérapie. L’état clinique des nourrissons, âgés en moyenne de 2 mois, a été évalué toutes les 8 heures.
Le critère principal d’évaluation était le délai de guérison, c’est-à-dire des nourrissons considérés comme stables pendant 8 heures, sans difficulté d’alimentation et de respiration.
Le délai de guérison n’a pas été statistiquement différent entre les deux groupes.
Il n’y a pas eu non plus de différence statistiquement significative en termes d’admission en réanimation, d’hospitalisation dans le mois suivant, ou de recours à une antibiothérapie.
En pratique, quelle que soit la technique, il n’est pas démontré en 2010 qu’ajouter de la kinésithérapie respiratoire à la prise en charge des nourrissons hospitalisés pour bronchiolite aiguë soit efficace pour accélérer la guérison.
©Prescrire 1er novembre 2010

"Bronchiolite : un essai négatif pour la kinésithérapie respiratoire" Rev Prescrire 2010 ; 30 (325) : 849. (pdf, réservé aux abonnés)

jeudi 30 décembre 2010

Mort subite et inexpliquée du nourrisson

Source : Sylvie Simon

subite et inexpliquée du nourrisson (MSIN) est le décès brutal d'un nourrisson qui survient de façon inattendue et pour lequel des examens complets post-mortem ne peuvent révéler de cause précise à la mort. Le plus souvent, il s'agit d'un nourrisson âgé de 2 à 4 mois, trouvé mort dans son berceau. Des milliers de recherches sont effectuées dans le monde afin de répondre à cette énigme médicale que l’on l’attribue en général au reflux gastro-œsophagien. Cependant, nombre de médecins, particulièrement aux États-Unis, l’attribuent à l’encéphalite causée par certains vaccins, bien que les organisations de santé rejettent l’éventualité de ce lien.
Le docteur Philip Incao, Pr de médecine à Denver, a bien étudié ce Syndrome. « Chez ces enfants de moins d'un mois qui sont morts, la plupart des décès ont été classifiées comme MSIN. Cependant, dans le passé, ce syndrome n'a jamais frappé d'enfants aussi jeunes et la MSIN est officiellement observée seulement après un mois d'âge ».
Souvent cité comme expert au cours de procès concernant des vaccinations, il a déclaré devant le Comité de la Santé de la Chambre des députés de l’Ohio en mars 1999 : « La voix de la raison est noyée parmi l'hystérie entourant l'apparition “des infections tueuses” qui est un des sujets préférés des médias. Cette propagation de la crainte par les médias et par leurs informateurs dans l'industrie de santé publique a abouti à une croissance du pouvoir de cette industrie bien au-delà des contrôles habituels et des équilibres de notre démocratie. »
Il estime que le vaccin contre l’hépatite B est l’un des principaux responsables. « Avec 6 000 enfants décédés ainsi chaque année aux États-Unis, nous n'avons aucune idée du pourcentage des morts qui sont en réalité causées par la vaccination hépatite B. Quoique le Vaers (Vaccine Adverse Event Reporting System) ait été créé selon la loi fédérale pour permettre une évaluation plus précise des risques de la vaccination et bien que les données brutes soient analysées, les rapports individuels d’accident ou de décès sont rarement, s'ils le sont, examinés. »
Le Dr Incao estime que la santé des enfants de son pays s’est beaucoup détériorée depuis 1960 avec la large utilisation des vaccins et suggère de comparer la santé d’un groupe d’enfants vaccinés avec celle d’un groupe correspondant d'enfants non vaccinés, étude qui n'a jamais été faite : « Pendant 23 ans, j'ai observé que les enfants non vaccinés étaient plus sains et plus robustes que les enfants vaccinés. D'autre part, les premiers n'ont pas souffert plus souvent ou plus sévèrement de maladies infectieuses que les autres ». En mai 1999, une longue série de témoignages concernant le syndrome de la mort subite et inexpliquée du nourrisson s’est déroulée devant le Congrès américain.
Michael Belkin, Président de Belkin Limited, firme d’investissements mondiaux, est un homme d’affaire important dans son pays. Depuis le décès de sa petite fille à l’âge de cinq semaines, 15 heures après avoir reçu sa deuxième injection du vaccin anti-hépatite B en septembre 1998, il s’est investi dans la recherche des causes réelles de sa mort et des mensonges des organismes de santé de son pays qui n’ont rien à envier aux nôtres.
Il a été choqué par le rapport d’autopsie. Le médecin légiste de New York décréta qu’il s’agissait du MSIN, mais il a négligé de mentionner dans son rapport que le bébé avait un œdème du cerveau et qu’elle venait de recevoir le vaccin anti-Hépatite B, alors que le jour de l’autopsie, le coroner avait bien confirmé que le cerveau était hypertrophié.
« À travers de multiples discutions avec d’autres pathologistes expérimentés, j’ai découvert ultérieurement qu’un œdème du cerveau est un effet secondaire classique de la vaccination (avec n’importe quel vaccin) dans la littérature médicale »
De son côté, le Docteur Jane Orient, spécialiste de médecine interne à Tucson, Arizona et Directeur de l'Association de Médecins et Chirurgiens américains, a déclaré : « La présence de découvertes comme l'œdème cérébral chez les enfants en bas âge sains qui meurent très peu de temps après la réception du vaccin contre l'hépatite B est inquiétante, particulièrement en vue de la fréquence de symptômes neurologiques dans le Vaers. »
Certains rapports ont fait état de la mort de plusieurs nourrissons de moins d’un mois. L’un de ces cas concernait un bébé de quinze jours, Nicholas, né en parfaite santé, qui décéda deux jours après la première injection du vaccin. Après qu’il eut crié toute une nuit, sa mère le retrouva mort dans son berceau le lendemain matin. Une autopsie fut ordonnée et l’on attribua le décès au syndrome de la mort subite du nourrisson. Après avoir lu dans le Washington Post un article sur les effets secondaires des vaccinations, le père prit contact avec le National Vaccine Information Center et rencontra des experts en la matière. Un professeur de pathologie clinique qui étudia alors le dossier de l’enfant et le rapport d’autopsie déclara que le petit Nicholas n’était pas mort du syndrome de mort subite, mais d’un arrêt cardiaque avec œdème pulmonaire causé par le vaccin. Il déclara : « Je ne crois pas qu’il s’agisse du syndrome de la mort subite du nourrisson, diagnostic dont on a le plus abusé en pathologie pédiatrique. Dans ce cas particulier, le bébé était âgé de deux semaines. La mort subite du nourrisson à cet âge est tellement rare que je n’en ai jamais entendu parler ».
Au cours de son témoignage devant l’Institut de médecine, le père de l’enfant demanda : « Combien d’autres nouveau-nés sont morts de la vaccination contre l’hépatite B, mais sont diagnostiqués comme mort subite du nourrisson et personne ne voit la différence ?J’ai vérifié les rapports du Vaers au Centre d’Information nationale des vaccins et j’ai constaté qu’il existait d’autres cas de bébés de quelques jours ou quelques semaines morts tout de suite après cette vaccination. Nombreux sont ceux dont le décès a été attribué à la mort subie du nourrisson, mais l’étaient-ils vraiment ? » (cf. The Vaccine Reaction (numéro spécial) septembre 1998).
Nathalie et Deven Korzine, de Cincinnati, ont eu un bébé, Sarah Frances, née prématurément de deux mois en février. Bien que pesant moins de deux kilos, elle reçut avant de quitter l’hôpital, trois semaines plus tard, une injection du vaccin hépatite B. Lorsqu’elle fut âgée de 9 semaines — elle pesait alors 3 kilos —, malgré les réticences de ses parents, le médecin lui administra 6 vaccins, Haemophilus influenzae, diphtérie, tétanos, coqueluche, polio et rotavirus. Douze heures plus tard, le bébé mourrait. Sa mère a déclaré : « Nous pensons qu’elle a eu une attaque. Ses petits poings étaient crispés, ses petits yeux entrouverts, sa langue rétractée. » La cause de la mort fut classée « indéterminée », mais Nathalie a confirmé qu’un médecin lui a bien avoué la responsabilité des vaccins car son système immunitaire avait été trop agressé.
Un rapport de l'OMS signale qu'aucune étude d'observations ou d'expérimentations cliniques contrôlées n'a été menée pour évaluer les rapports réitérés impliquant le vaccin contre l'hépatite B dans la Mort subite et inexpliquée du nourrisson. Cette lacune entraîne l’attribution systématique du décès des tout jeunes bébés à ce syndrome de Mort Subite. Mais le vaccin anti-hépatite B n'est pas le seul vaccin incriminé. Les laboratoires Connaught, fabricants de vaccin, citent ce risque dans la notice du vaccin DPT (Diphtérie-tétanos-coqueluche). Dans ce triple vaccin, il s’agirait plutôt de la responsabilité du vaccin anti-coquelucheux.
En 1970, le Dr Archie Kalokerinos, du Biological Research Institute d’Australie, et son confrère le Dr Glen Dettmann ont découvert un lien évident entre la déficience immunologique provoquée par la vaccination et le syndrome de la mort subite et inexpliquée du nourrisson.
Le 24 mai 1987, le Dr Kalokerinos a lancé un cri d’alarme dans le journal Sunwell Tops au sujet de ce vaccin : « Le pire vaccin de tous est celui contre la coqueluche. Il est responsable d’un grand nombre de mortalités et d’un grand nombre de dommages cérébraux irréversibles chez les nouveau-nés. »
Après des années d'observation, l’Australienne Viera Scheibner a mis au point, avec l’aide de son mari ingénieur, un appareil de monitoring capable de surveiller la respiration des nourrissons afin de prévenir la mort subite. Dans son livre Vaccination, publié en 1993, elle a apporté la preuve de la responsabilité du vaccin DTCoq dans ce syndrome.
En janvier 1983, une étude de l’École de médecine de UCLA, menée par l’Administration de la Santé du comté de Los Angeles et dirigée par le Dr Lary Barraf, fit apparaître que, cette année-là, 53 des 145 victimes du Syndrome de Mort Subite du Nourrisson avaient reçu le vaccin D.T.Coq. Sur les 53 nourrissons, 27 avaient été vaccinés dans les 28 jours précédant le décès, 17 dans la semaine et 6 dans les 24 heures avant le décès. Ces décès dramatiques ont fait l'objet de nombreuses études. Déjà, en 1974, le Dr George Dick avait déclaré qu’on observait annuellement en Grande-Bretagne environ 80 cas de sérieuses complications neurologiques dont 33 % conduisaient à la mort et 33 autres pour cent à des dommages irréversibles. (cf. Dr George Dick, Practi Immunization - MTP Press - Lancaster 1986).
En France, suivant nos bonnes habitudes, ce vaccin est systématiquement innocenté. On se souvient de l’émoi provoqué, en 1986, par le décès le même jour de cinq bébés, peu après la première injection de Tétracoq®. Les lots avaient été incriminés et ensuite retirés du marché, mais le vaccin était sorti blanchi.
Il est indéniable que l'acte vaccinal représente un facteur primordial de déclenchement de l’arrêt respiratoire. À ce sujet, le Pr R. Bastin écrivait dans Le Concours médical du Ier février 1986 : « Nous retrouvons toujours les mêmes remarques concernant les effets défavorables des vaccinations. Une vaccination, quelle qu’elle soit, est toujours, biologiquement et immunitairement parlant, une offense pour l’organisme. » En réponse à la demande d’un confrère concernant les vaccins et la mort subite du nourrisson, le Dr P. Touze osa cependant écrire : « [...] je crois qu’il faut cesser d’incriminer les vaccins dans la survenue de la mort subite inexpliquée du nourrisson. C’est mauvais pour le moral de la population vaccinée... et pour celui des vaccinateurs. » Cette lettre, publiée dans Le Concours médical du 25 mars 1995, montre bien l’état d’esprit qui règne chez certains médecins, pour lesquels il est sans doute préférable de laisser mourir quelques nourrissons plutôt que de saper le moral des vaccinateurs !
Il suffit de rappeler l’attitude des autres pays face à la vaccination anticoquelucheuse pour comprendre le danger de ce vaccin. Le 3 novembre 1973, la revue française La Gazette médicale avouait : « C’est parce que le risque d’accident neurologique post-vaccinal est plus élevé que celui de mort ou de dommages encéphalo-pathiques dus à la coqueluche elle-même, que les Suédois et les Allemands ne préconisent plus cette vaccination et que le Pr Gordon Steward multiplie les communications et les interventions pour qu’on n’y expose plus les bébés anglais. »
Mais les bébés français n’ont pas la chance de bénéficier des mêmes mesures de protection ! Les Allemands ont finalement supprimé de leur calendrier vaccinal la vaccination généralisée contre la coqueluche. Pour eux, la régression de la coqueluche n'a rien à voir avec la vaccination qui présente plus de dangers que la non vaccination. Le professeur Ehrengut qui étudie les complications de la vaccination depuis 35 ans pense qu'elles sont largement sous-estimées (cf. Quick-Nachrichten n° 51 du 11 décembre 1975).
En Grande Bretagne, en 1976, les parents d'enfants gravement handicapés par le vaccin, menèrent des procès retentissants pour réclamer des indemnisations. Le gouvernement accorda une indemnité forfaitaire de 10 000 livres aux victimes invalides à plus de 80 %, somme à laquelle devait succéder un versement d’indemnités régulières. Mais, comme le signale The Sunday Times du 21 juillet 1985, Margaret Thatcher, alors premier Ministre, ne donna pas suite au projet et la Cour Suprême, estimant que les pressions des parents n’étaient pas justifiées.
Au Japon, l'introduction en 1947 du vaccin anticoquelucheux avait induit un tel nombre d'accidents qu'il fallut créer un fonds spécial d'indemnisation, ce qui porta atteinte au crédit de la vaccination, laquelle fut suspendue en 1975 (cf. Pediatr. Infect. Dis. J. - vol 9 - n° 10 - 1990). L’acceptabilité du vaccin avait tellement diminué qu'il fut jugé nécessaire d'introduire un nouveau vaccin, dit « amélioré », pour rassurer les parents. Un vaccin « acellulaire » est aujourd'hui administré aux enfants entre 2 et 4 ans. Néanmoins, les demandes d'indemnisation qui ont été signalées, sans compter les cas non déclarés, prouvent que le vaccin acellulaire n'est pas plus sûr que l'autre. Cependant, en différant la vaccination contre la coqueluche après l’âge de deux ans, les Japonais ont constaté une baisse très importante de la mort subite et inexpliquée du nourrisson, ce qui prouverait bien que le vaccin joue effectivement un rôle dans le syndrome (cf. J. D. Cherry « Pertussis vaccine encephalopathy » Jama - 1990).
Aux États-Unis, en 1982, le programme de vaccination a connu une crise, à la suite de la publication du livre A shot in the dark et d'une série d’émissions de télévision intitulées : « DTcoq : la roulette russe ». Ces émissions eurent un fort impact sur le public qui découvrait l'envers du décor. Des centaines de plaignants allaient réclamer des indemnités aux fabricants de vaccins. C’est alors que le gouvernement décida de voter un décret d’indemnisation, aujourd'hui très imparfaitement appliquée. Nombre de publications, la plupart en anglais, ont évoqué les effets nocifs du vaccin anticoquelucheux : elles sont suffisamment nombreuses pour que le lecteur s’interroge sérieusement sur la validité d'une telle vaccination face à une maladie infantile bénigne.

mercredi 29 décembre 2010

Féminité et liberté

mardi 28 décembre 2010

Le problème de l'assurance des sage-femmes AAD

Source : nosdéputés.fr

François Brottes
Question N° 96236 au Ministère de la Santé


M. François Brottes attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé, sur les difficultés que rencontrent les sages-femmes pratiquant les accouchements à domicile, du fait de l'obligation d'assurance qui leur est faite. À l'heure actuelle, le Bureau central de tarification ne serait pas en mesure de leur proposer un tarif en-deçà de 25 000 euros par an (dont 6 000 pris en charge). Or ce tarif est bien souvent supérieur au revenu annuel de ces sages-femmes, ce qui a conduit certaines à pratiquer l'accouchement à domicile sans assurance. Ce défaut d'assurance vient toutefois de conduire le conseil de l'ordre des sages-femmes à intenter une action contre une sage-femme, qui risque la radiation ainsi que 45 000 euros d'amende. Suite à cette plainte, sept parmi la centaine de sages-femmes pratiquant l'accouchement à domicile en France ont renoncé à pratiquer. Cette situation paraît d'autant plus dommageable que cette pratique, très marginale en France, affiche pourtant des taux de réussite parfaitement comparables, voire supérieurs, à ceux des accouchements en milieu hospitalier, à niveau de pathologie identique. Dans le cadre de l'accroissement du déficit de la sécurité sociale, il convient de relever que cette pratique, réservée aux accouchements non pathologiques, est particulièrement économique : sans hospitalisation, la prise en charge par l'assurance maladie se réduit aux 312 euros de facturation de l'accouchement. D'autre part, des recherches font valoir qu'une moindre médicalisation et le respect de l'intimité familiale tendent à faciliter l'accouchement, et favoriser l'établissement du lien parent-enfant-fratrie. Ces avantages expliquent sans doute la prévalence de cette pratique dans de nombreux pays européens et notamment dans les pays scandinaves où 30 % des accouchements ont lieu à domicile (et 40 % en maison de naissance). S'il ne s'agit pas de revenir ici sur l'obligation d'assurance qui est faite aux sages-femmes pratiquant l'accouchement à domicile, il convient toutefois de noter que les tarifs prohibitifs proposés en France viennent de fait interdire cette pratique. À titre de comparaison, il semblerait que les tarifs proposés par nos voisins européens soient sans commune mesure (250 euros en Suisse, 500 euros en Grande-Bretagne, 1 600 euros en Allemagne). Il souhaiterait donc connaître les dispositions qu'elle entend prendre pour évaluer la pertinence de la pratique de l'accouchement à domicile, et permettre que cette option reste offerte aux mères qui le souhaitent, en faisant en sorte que des tarifs d'assurance équitables soient proposés aux sages-femmes le pratiquant.


lundi 27 décembre 2010

Etude auprès des femmes sur le suivi médical de la grossesse

Source : génèthique

La Croix publie un article sur une étude Ipsos menée à l'initiative du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), du Collège national des sages-femmes et du conseil de l'Ordre des sages-femmes. Cette étude sur la perception des femmes du suivi médical de la grossesse a été présentée lors des récentes Journées du CNGOF commencées le 8 décembre 2010. Pour 97% des femmes, la grossesse est "d'abord un évènement heureux avant d'être angoissant". Le suivi médical est perçu par les femmes comme indispensable mais aussi comme source de stress : "la multiplication des examens médicaux, qu'il n'est pas question de remettre en cause, peut être un facteur important d'anxiété [...] [Les femmes] se posent des questions mais ne veulent pas les réponses ou alors uniquement les "bonnes" réponses". 

dimanche 26 décembre 2010

Manipulations à droite ou à gauche à la naissance: quels impacts sur le développement ?

Source : techno-science.net

Certaines expériences vécues au moment de la naissance ont des conséquences sur les réactions émotionnelles des animaux à l'âge adulte. Des chercheurs du laboratoire d'Ethologie animale et humaine (CNRS/Université de Rennes 1) ont testé les effets de stimulations tactiles unilatérales sur des poulains nouveau-nés. Leurs résultats montrent que les animaux manipulés à leur naissance sur le côté droit évitent davantage le contact avec l'homme que ceux qui sont stimulés à gauche ou pas du tout. Publiés dans Biology Letters, ces travaux soulèvent la question de l'organisation des soins néonataux chez l'animal et chez l'homme.



Une expérimentatrice manipule un poulain, en le "frottant" énergiquement.

Les expériences vécues par les nouveau-nés entraînent des modifications du comportement à plus ou moins long terme. Certains évènements précoces sont cruciaux pour le développement comportemental et neurologique des animaux et peuvent avoir notamment un impact considérable sur l'organisation et le développement de l'asymétrie du cerveau.

Après avoir constaté un impact à long-terme des manipulations à la naissance, une équipe du laboratoire d'Ethologie animale et humaine (CNRS / Université de Rennes 1) s'est interrogé sur l'impact d'une stimulation unilatérale sur des réponses émotionnelles ultérieures. Les éthologues ont testé les conséquences de stimulations tactiles unilatérales sur 28 poulains nouveau-nés: 10 d'entre eux ont été manipulés juste après la naissance du côté droit (les nouveau-nés ont été "frottés" vigoureusement pendant une heure d'un seul côté), 9 autres du côté gauche et les 9 derniers n'ont pas été manipulés du tout. Les chercheurs ont alors observé des effets à moyen terme: dès leur 10ème jour, les poulains ont réagi différemment à l'approche de l'expérimentateur selon le côté stimulé à leur naissance. Les animaux manipulés à droite ont davantage fui l'approche de l'homme que les individus manipulés à gauche ou non manipulés.

Ces résultats prouvent que les stimulations tactiles à la naissance ont un impact à moyen terme dont l'importance dépend, entre autres, du côté où elles sont appliquées. Ainsi, les poulains nous montrent que manipuler un nouveau-né du côté droit ou du côté gauche n'a pas les mêmes conséquences. Désormais, les scientifiques vont s'intéresser à cette sensibilité unilatérale chez les nouveau-nés dans les maternités, avec pour objectif in fine l'amélioration des soins néonataux chez l'homme et donc du bien-être des tout-petits.

vendredi 24 décembre 2010

Congé maternité des intermittentes du spectacle

Source : Nosdeputes.fr

Jean Mallot
Question N° 94889 au Ministère des Solidarités


Question soumise le 7 décembre 2010

M. Jean Mallot attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur l'indemnisation des congés de maternité pour les femmes soumises au régime des intermittents du spectacle. Parce qu'elles alternent des périodes d'activité et de chômage dues à la nature même de l'exercice de leur profession, elles ne parviennent pas à remplir les conditions requises pour percevoir une protection sociale censée prendre en charge toute personne ayant travaillé et cotisé. Pour bénéficier de ces indemnités, elles devraient remplir exactement les mêmes conditions que les femmes occupant un emploi continu, ce qui leur est professionnellement impossible. L'article L. 224-1 du code du travail spécifie que « les salariées ne peuvent être occupées pendant une période de huit semaines au total avant et après leur accouchement. Il est interdit d'employer des femmes en couches dans les six semaines qui suivent leur délivrance ». Pourtant, alors que ce droit est inaliénable, la perte de leurs droits au moment de la maternité met les intermittentes du spectacle dans des situations très délicates puisqu'aucun revenu légal ni aucune prestation ne leur sont versés pendant ce congé de maternité nonobstant l'obligation résultant de cet article. En conséquence, il lui demande d'assouplir les modalités de calcul des indemnités des congés de maternité pour les intermittentes.