vendredi 25 septembre 2009

Petits secrets pour allaiter avec bonheur

Je voulais vous présenter un petit livre en ligne que je trouve très bien fait pour aborder l'allaitement.
Vous le trouverez à cette adresse :
http://www.scribd.com/doc/6249351/allaitement

LES BIENFAITS DE L'ALLAITEMENT SUR LA MACHOIRE DU BEBE


source : Fédération Française d'Orthodontie


Les bienfaits de l’allaitement maternel d’un point de vue nutritionnel sont actuellement bien connus et admis par toute la communauté médicale : si l’on sait que le poids du bébé triple au cours de sa première année, que sa taille augmente de 50 % et que le poids de son cerveau croît de 2 grammes par jour, on s’aperçoit que l’enjeu est d’importance. De plus, on sait aussi que ce lait maternel réduit les risques d’allergies et d’infections gastro-intestinales, prévient le surpoids.

Pour un développement harmonieux du visage
Par contre, ce que l’on sait moins, c’est que l’allaitement maternel favorise le développement harmonieux du visage de l’enfant. En effet, la tétée au sein, contrairement à la tétée au biberon, nécessite une gymnastique musculaire intense. Le bébé happe le sein, avance sa langue et sa mâchoire inférieure et serre énergiquement le mamelon contre son palais pendant qu’il serre les lèvres pour maintenir ce mamelon dans sa bouche. La tétée au sein se fait dans un mouvement complexe mettant en jeu tous les muscles de la langue, des joues, des lèvres et des mâchoires.
Or, à sa naissance, le bébé a pratiquement toujours un menton en retrait et c’est cette gymnastique effectuée lors de la « traite du sein » qui va remodeler son profil.
Par ailleurs, les pressions exercées à l’intérieur de sa bouche vont développer également les maxillaires dans toutes leurs dimensions, préparant ainsi les arcades dentaires à recevoir les futures dents.
Pour une meilleure ventilation
Ce mode d’allaitement a également un autre avantage : il oblige le nourrisson à ventiler par le nez. Il contribue donc à l’apprentissage de ce mode de ventilation. A l’inverse, quand le bébé prend le biberon, il peut avaler et ventiler alternativement par le nez et par la bouche car le biberon ne nécessite ni fermeture labiale hermétique ni travail musculaire important.
Donc, après un rhume par exemple, l’enfant peut conserver ce mode de ventilation par la bouche avec les inconvénients que l’on connaît. Par ailleurs, la tétée du sein, par le travail musculaire intense qu’elle demande, fatigue le bébé qui, épuisé, s’endort ainsi plus facilement, sans prendre son pouce. La première année de la vie est une période de croissance exceptionnellement intense et rapide, durant laquelle il est souhaitable que le nourrisson bénéficie de tous les stimuli nécessaires à une croissance faciale optimale. L’allaitement au sein prolongé, de 6 à 12 mois, sans éliminer tous les risques de voir apparaitre des malpositions dentaires, peut constituer un moyen de prévention simple, et agréable, de ces malpositions si répandues de nos jours.

par les Docteurs Jacqueline Kolf et Jean-Louis Raymond, membres de la FFO

Appel : Suppression de l'institution de la Défenseure des Enfants

Source : yayablog

Bonjour,

Le gouvernement a décidé de déposer un projet de loi pour supprimer l'institution du Défenseur des enfants, institution représentée actuellement par Dominique Versini qui a été la première Défenseure des enfants à avoir le courage de demander l'interdiction des punitions corporelles. Ce projet de loi a été déposé sans aucune concertation avec l'intéressée ni avec aucune des associations de protection des droits des enfants.

Je suggère à tous ceux qui n'acceptent pas cette décision d'envoyer au Premier Ministre le message ci-dessous ou un message d'inspiration semblable et de l'envoyer aussi à tous vos contacts :

Monsieur le Premier Ministre,

J'apprends avec stupéfaction que votre gouvernement, par un projet de
loi présenté lors du Conseil des ministres du 9 septembre, a décidé
de supprimer l'institution du Défenseur des enfants.

Est-il pensable que, dans un pays où le nombre de décès d'enfants par
maltraitance oscille entre 400 et 700, c'est-à-dire entre plus de un
à près de deux décès par jour, on supprime une institution qui est
précisément chargée de la protection des enfants ?

Je vous demande instamment de renoncer à ce projet de loi et, au
contraire, de renforcer la protection dont doivent bénéficier les
enfants de notre pays.

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'assurance de ma
haute considération.


Pour écrire au Premier Ministre : http://www.gouvernement.fr/premier-
ministre/ecrire


Ou encore :

M. Le Premier ministre
Hôtel de Matignon
57, rue de Varenne
75700 Paris

Olivier Maurel

jeudi 17 septembre 2009

La maison serait aussi sûre que l'hôpital

Source : radio-canada.ca

La maison serait aussi sûre que l'hôpital

Mise à jour le mardi 1 septembre 2009 à 10 h 31
Naissance
Photo: iStockphoto
Accoucher à la maison est aussi sécuritaire qu'à l'hôpital, à condition d'être supervisée par une sage-femme qualifiée, montre une étude menée à l'Université de la Colombie-Britannique.
La Dre Patricia Janssen et ses collègues ont aussi constaté que les femmes qui ont recours aux services d'une sage-femme sont moins susceptibles de subir une césarienne ou d'avoir des complications, comme une hémorragie.
Pour les enfants mis au monde par une sage-femme, le risque de décès serait similaire ou inférieur à celui des enfants nés en milieu hospitalier.
Les auteurs de l'étude notent toutefois qu'ils n'ont pas tenu compte des caractéristiques des femmes qui choisissent l'accouchement à domicile, ce qui peut avoir modifié leurs conclusions.
Nous ne négligeons pas l'importance du libre choix parmi les femmes qui optent pour la naissance à domicile. Ce libre choix peut être un élément important de la gestion du risque dans les naissances à domicile et, dans ce contexte, il s'agit d'une facette souhaitable de la méthodologie de l'étude. Selon les renseignements que nous avons obtenus, la disponibilité de sages-femmes autorisées peut facilement motiver le choix du lieu de l'accouchement.
— Auteurs
Pas moins de 2900 accouchements à la maison et plus de 4700 accouchements effectués dans des hôpitaux également en présence de sages-femmes ont été analysés. Ces événements ont ensuite été comparés à 5300 autres réalisés par des médecins dans des hôpitaux.
Le détail est publié dans le Journal de l'Association médicale canadienne.
Selon Statistique Canada, il y a eu 364 085 naissances au pays en 2008.

mercredi 9 septembre 2009

BEBE QUI HURLE PENDANT LA TETEE

Source : Le Tetou Blog

LA_NOURRITURE_AFFECTIVE_25
La nourriture affective, KO, http://kocreations.canalblog.com/
La maman d'un bébé de 25 jours est désemparée. Pendant les tétées, son bébé se tord en tous sens et hurle entre deux gorgées. Bien que son entourage lui dit que cela va passer, elle pense que son bébé a un problème, peut-être souffre-t-il en avalant le lait... Ce comportement avait un peu cessé à la suite d'une prescription de C*** par le pédiatre mais finalement le problème persiste. La maman donne un sein par tétée mais si le bébé réclame au bout d'une heure, elle donne l'autre sein. Elle constate que son lait jaillit très fort, arrosant parfois le visage du bébé. En plus de son inconfort au sein, ce bébé a depuis quelques jours des selles vertes. En ce qui concerne la prise de poids, tout va très bien, le bébé a déjà beaucoup grossi.
Apparemment, cette maman a un réflexe d'éjection fort (REF), qui incommode son bébé au point de le signaler très clairement par des cris pendant la tétée. Dans ce cas de figure, le problème est accentué par le fait que les seins sont trop stimulés. Dans un cas comme celui-ci, il est fortement conseillé d'attendre au moins 2 heures (voire 3h) avant de changer de sein. Lorsque le flux est trop fort, on peut laisser s'écouler le lait quelques instants puis remettre le bébé au sein.  Les positions peuvent également aider à diminuer la force du flux de lait :  tétées allongées (bébé et maman sur le côté) ; bébé couché sur le ventre de la maman (couchée à plat dos) ; bébé à cheval sur une cuisse de la maman (en position assise). Les selles vertes sont très souvent la conséquence d'un REF (cependant les selles vertes peuvent avoir d'autres causes comme certains aliments ou médicaments absorbés par la mère). En effet, un bébé qui reçoit de grandes quantités de lait absorbe du même coup beaucoup de lactose que l'estomac ne peut pas totalement digérer, d'où des gazs intempestifs pour le bébé, fameuses coliques qui s'estompent au fil des semaines.
Le REF est donc un problème à ne pas négliger. Bien que la plupart des bébés réussissent à gérer le flux de lait en grandissant, d'autres finissent par refuser le sein ou ne l'accepter qu'en état de demi-sommeil.

dimanche 6 septembre 2009

Le placenta, invention virale

Source : Le Monde

Poche amniotique et placenta d'un foetus de huit semaines.
"Le Monde"
Poche amniotique et placenta d'un foetus de huit semaines.

Ceux qui tiennent pour intolérable l'idée que l'homme descende du singe en seront pour leurs frais : il y a bien pire. Il y a, aussi, du virus en nous. Une simple comptabilité génétique en atteste : environ 8 % de l'acide désoxyribonucléique (ADN) d'Homo sapiens est composé de séquences transmises par des virus à ses ancêtres. Des chercheurs français viennent d'apporter la démonstration, publiée cet été dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), que les mammifères doivent à des gènes viraux une faculté indispensable à leur reproduction : la formation du placenta.

On peut d'abord s'étonner de la présence de séquences génétiques virales dans les chromosomes de l'homme. Les virus en cause appartiennent à une catégorie bien particulière de ce bestiaire : ce sont des rétrovirus - dont le représentant le plus tristement célèbre est le VIH, responsable du sida. "Les rétrovirus ont cette propriété remarquable d'intégrer leur patrimoine génétique aux chromosomes de la cellule-hôte, explique Thierry Heidmann (Institut Gustave-Roussy, CNRS, université Paris-XI), coauteur de ces travaux. Ainsi, lorsque la cellule infectée est une cellule germinale - spermatozoïde ou ovule -, le patrimoine génétique viral est transmis à la descendance de l'individu infecté."

Habituellement, les séquences génétiques ainsi passées d'un rétrovirus à un organisme vivant ne sont pas "exprimées" par celui-ci. C'est-à-dire qu'elles ne conduisent pas à la synthèse de protéines : elles demeurent, en somme, silencieuses.

Mais pas toujours. Chez l'homme, deux gènes d'origine rétrovirale, introduits chez les primates voilà quelque 40 millions d'années, codent pour des molécules appelées syncytines, et qui sont présentes dans le placenta. "Nous avons d'abord recherché chez la souris les gènes homologues, qui se sont révélés avoir été introduits il y a environ 20 millions d'années, raconte M. Heidmann. Puis nous avons manipulé les souris de manière à "éteindre" les gènes en question. Les souris chez lesquelles ces séquences étaient inactivées ne pouvaient mener à bien une gestation pour cause de placenta non fonctionnel." Voilà qui démontre le caractère nécessaire de ces gènes dans la placentation.

Qu'y a-t-il, dans ces syncytines, de si nécessaire à la formation du placenta ? "Pour qu'ils puissent pénétrer dans la cellule hôte, les rétrovirus ont la faculté de faire fusionner la membrane de leur enveloppe avec la paroi cellulaire, explique M. Heidmann. Cette fusion de deux membranes est rendue possible par les syncytines puisque ce sont elles qui interagissent avec la surface de la cellule qui va être infectée." Or ce mécanisme de fusion membranaire permet la formation de structures géantes appelées "syncytia" et constituées par la réunion de cellules individuelles... Une structure que l'on retrouve dans le placenta, à l'interface entre le foetus et la mère.

Les virus ont sans doute transmis une autre propriété aux organismes placentaires : celle de l'immunosuppression. En "désactivant" le système immunitaire localement et temporairement, cette propriété permettrait le développement du foetus in utero sans susciter de rejet de la part de la mère. Le placenta est en effet un organe foetal et non un organe maternel. Un corps étranger, en quelque sorte, qui demeure toléré pendant la gestation.

Du coup, l'"invention" de la placentation pourrait être, pour une large part, mise au crédit du monde viral - dont les biologistes se demandent s'il faut ranger les représentants parmi les organismes vivants ou parmi les assemblages inertes de macromolécules. Voilà qui prend à contre-pied l'idée simple selon laquelle les virus ne participeraient à l'évolution des espèces qu'en éradiquant sporadiquement des individus, participant ainsi aux mécanismes de sélection naturelle.

"La question qui se pose est en effet de savoir comment un événement aussi rare et accidentel que l'entrée d'un rétrovirus dans une cellule germinale peut jouer un rôle déterminant dans l'émergence d'un phénomène biologique aussi crucial que la placentation", ajoute M. Heidmann. Les auteurs n'en forment pas moins l'hypothèse audacieuse - qui doit encore être étayée - que l'apparition des mammifères et de leur curieux mode de reproduction ait pu avoir été suscitée par l'introduction, dans le génome de leur ancêtre commun, d'un rétrovirus primordial. Il y a cependant un hic. S'il a eu lieu, cet événement se serait produit il y a quelque 100 millions d'années, alors même que les gènes rétroviraux de syncytine aujourd'hui présents chez les primates ont été introduits il y a seulement 40 millions d'années. Chez les rongeurs, l'introduction de ces séquences ne remonte même qu'à 20 millions d'années. "Il est possible que des infections successives se soient produites au cours de l'évolution et que les gènes nécessaires à la placentation aient été progressivement remplacés au sein de chaque espèce, répond M. Heidmann. Cela expliquerait pourquoi tous les mammifères ne disposent pas tous strictement du même fonctionnement placentaire."

Stéphane Foucart
Article paru dans l'édition du 29.08.09.

Soutien à Grandir Autrement

Source : Grandir Autrement

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