dimanche 11 octobre 2009

Charte de l'accouchement physiologique

Source : Docteur Benchimol


J'adhère aux principes de l'accouchement physiologique
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J'adhère au Principes de l'Accouchement Physiologique

La charte de l’accouchement physiologique a été créée le 15 septembre 2007 à Paris, France. Elle est destinée au personnel médical et paramédical impliqué dans la pratique et l’accompagnement de la naissance. Son objectif est de :
  • Sensibiliser le personnel à une demande croissante de la part des couples du respect des mécanismes physiologiques de la naissance
  • Respecter les droits des femmes et de la famille
  • Améliorer les conditions et l’environnement de la naissance.

La charte ne concerne que les situations physiologiques, à bas risque (accouchement normal). Elle ne s’applique pas dans un contexte d’urgence ou de souffrance materno-fœtale.
Sa signature (ou son logo) signifie l’adhésion aux principes suivants :
  • Plan individuel établi en cours de grossesse avec la femme ou le couple, déterminant où, comment et avec l’aide de qui se déroulera l’accouchement (projet de naissance)
  • Evaluation des risques liés à la grossesse à chaque consultation et pendant toute la durée du travail
  • Eviter d'induire une anxiété ou une pathologie pouvant perturber l'installation d'une relation affective « mère enfant »
  • Donner une information vraie et loyale avec concertation lors des différentes étapes de la grossesse et de l’accouchement
  • Préparation à la naissance avec la prise en compte de la dimension psychique de la naissance
  • Respect du droit à l’intimité sur le lieu de l’accouchement
  • Possibilité de réduire l’intensité du bruit et de la lumière dans la salle de naissance
  • Soutien par l’équipe soignante pendant le travail et l’accouchement
  • Liberté de mouvement et de position pendant toute la durée du travail et de l’accouchement
  • Respect du choix fait par la femme et par son conjoint des personnes accompagnantes présentes au moment du travail et de l’accouchement
  • Eviter les gestes systématiques lorsqu’ils ne sont pas justifiés scientifiquement (administration d’ocytociques, rupture artificielle de la poche des eaux, épisiotomie, forceps, césarienne)
  • Contact « peau à peau » précoce entre la mère et l’enfant sans leur séparation
  • Clampage tardif du cordon ombilical, après l'arrêt de ses battements
  • Accompagnement à l’allaitement maternel avec encouragement à commencer dans l’heure qui suit la naissance
  • Limiter les gestes intrusifs auprès du nouveau né dans les heures qui suivent la naissance
  • Accompagnement à la parentalité
  • Suivi dans le post-partum du couple mère enfant.

samedi 10 octobre 2009

Les soins kangourou: Pourquoi est-ce efficace?

Source : midwifery today

par Holly Richardson

[Editor's note: This article was first published in English in Midwifery Today Issue 44, Winter 1997.]
[La note du rédacteur: Originallement publié dans Midwifery Today No. 44, hiver 1997.]
Avertissement concernant les traductions:
Midwifery Today, Inc., ne garantit pas la précision des textes publiés dans une autre langue que l'anglais, qu'il s'agisse de publications imprimées ou du contenu de ses sites internet. Cela inclut:
  • Les textes publiés à l'origine dans une autre langue que l'anglais, que ce soit dans Midwifery Today ou ailleurs.
  • Les textes publiés à l'origine en anglais et traduits par la suite dans une autre langue, que le texte d'origine ait été publié dans Midwifery Today ou ailleurs.
Il convient de toujours se reférer à l'édition en anglais pour avoir accès à la précision maximale des textes publiés par Midwifery Today.


Au début des années 80, la mortalité des bébés de Bogota avoisinait les 70%.
Les bébés mouraient d'infection ou de problèmes respiratoires, aussi bien que du manque d'attention des parents. Les soins kangourous sont donc nés de la nécessité: les enfants prématurés sont confiés à leur mères qui les tiennent 24h sur 24, dormant avec l'enfant niché sous leurs vêtements comme dans une poche de kangourou. Si un bébé a besoin d'oxygène il est sous un hood placé sur la poitrine de sa mère.
Les médecins qui conduisaient l'étude kangourous ont observé une brusque diminution de la mortalité. Les bébés n'ont pas seulement survécu mais se sont mis à aller très bien.
A Bogota il est courant qu'un enfant prématuré de 31 semaines rentre à la maison dans les 24 heures! Les critères pour ces bébés sont leur vivacité, qu'ils soient roses et qu'ils aient leur autonomie respiratoire, et qu'ils puissent téter. Leur poids est suivi avec attention et ils peuvent être gavés si besoin.
Le Dr Ludington a été des plus active pour l'introduction des unités kangourou aux USA. Elle s'est impliquée dans de nombreux projets de recherche, et son travail a eu un impact positif sur les enfants prématurés et leurs parents.
Dans le petit nombre d'hôpitaux américains qui mettent en pratique la méthode kangourou, il y existe des protocoles qui incitent les mères et les pères à porter leur bébé deux ou trois heures par jour, peau à peau. Le bébé est nu à l'exception de sa couche, et le vêtement de son parent ou une couverture pliée en 4 lui couvre le dos. Le bébé est en position quasi verticale sur la poitrine de son parent.
Les bénéfices sont nombreux: Le bébé a un rythme du cœur plus table (Pas de bradycardies), un rythme respiratoire plus régulier (75% d'apnées en moins), une saturation en oxygène meilleure, des périodes de sommeil plus longues, pas de stress thermique, une prise de poids plus rapide, un développement cérébral plus rapide, une réduction des périodes d'agitation sans but, moins de pleurs, des périodes d'éveil plus longues, et une sortie d'hôpital plus rapide. Les bénéfices pour les parents sont nombreux également: Ils incluent une réparation du deuil d'avoir leur bébé en unité de soin intensif; les parents se sentent plus proches de leur bébé; ils forment un attachement plus précoce; ils ont plus confiance en eux pour les soins à leur bébé (ils peuvent faire mieux même que l'équipe de soin!). Ils acquièrent la certitude que le bébé est bien soigné et qu'ils contrôlent la situation (sans parler de la diminution des coûts). Pourquoi la méthode Kangourou est-elle efficace? Pourquoi le Dr Ludington et ceux qui utilise cette méthode de soins, obtiennent ils des résultats si spectaculaires avec les bébés kangourou? Qu'est-ce qui arrive au bébé et à la mère pendant ce temps?
L'un des premiers bénéfices est que le maintien de la température corporelle dépend de la mère, ce qui demande moins de calories au bébé. Les mères modulent naturellement la température de leurs seins pour que l'enfant soit à la température optimale, celle à laquelle les bébés dorment le mieux, ont la meilleure saturation en oxygène, le moins de dépenses caloriques, etc.… La température des seins peut augmenter rapidement (jusqu'à 2 degrés en 2 minutes) et redescendre en température si le bébé se réchauffe.
Etre proche de sa mère aide le bébé à régulariser son rythme respiratoire et cardiaque. Ces bébés présentent moins d'épisodes de bradycardie et parfois n'en présentent aucun. Le rythme respiratoire des bébés kangourous est plus régulier, les apnées diminuent d'un facteur 4 et parfois disparaissent totalement. Si des épisodes d'apnée se présentent, ils durent moins longtemps.
Au décours des soins kangourous, la vitesse de croissance du bébé prématuré augmente. La raison en est la qualité du sommeil de l'enfant qui peut ainsi utiliser son énergie et se calories pour sa croissance. Le Dr Ludington indique que les fœtus dorment 20 à 22 heures par jour au cours des 6 dernières semaines de grossesse. Dans une unité de soins de réanimation néonatale classique, les bébés dorment moins de deux heures d'un sommeil calme et profond. La plupart du temps ce sommeil s'installe pour de courtes périodes de 10 à 20 secondes. En soin kangourou le bébé se niche contre la poitrine de sa mère et s'endort profondément en quelques minutes. Ces bébés prennent rapidement du poids, bien plus que les bébés en soin classique, et il est intéressant de noter que bien souvent ces bébés ne perdent pas de poids par rapport à leur poids de naissance.
Les chercheurs ont montré ce qui caractérise la maturation cérébrale du préma au cours des soins kangourou: le diagramme du rythme respiratoire en fonction du rythme cardiaque chez le préma est chaotique: en effet l'enfant prématuré ne sait pas coordonner ces deux rythmes. Si donc la demande cardio vasculaire augmente, comme lors des pleurs, le rythme cardiaque ne s'adapte pas. Autrement dit, le rythme respiratoire augmente lors des pleurs, mais le rythme cardiaque ne suit pas. Lorsque les prémas acquièrent de la maturité, ces rythmes se synchronisent, ce qui régularise le diagramme. Chez les bébés kangourous, les chercheurs ont montré que cette synchronisation se fait en quelques dizaines de minutes, ce qui paraît impossible puisque cette maturation demande plusieurs semaines chez les prémas en soin classique. En étudiant les schémas des ondes cérébrales, les chercheurs ont mis en évidence un doublement des ondes alpha (les ondes du contentement et de la joie) chez les bébés kangourous. D'autre part ils ont montré l'apparition de brosses deltas chez ces enfants, qui sont la preuve de la formation de nouvelles synapses. Tenir son bébé contre soi peau à peau favorise donc la formation de nouvelles synapses et donc sa maturation cérébrale.
Imaginons les conséquences si tous les bébés à risque recevaient des soins «Kangourou»! Le docteur Ludington résume les soins kangourou: La séparation n'est pas biologiquement normale.
Aider nos patientes à choisir leur option en tenant compte des risques et des bénéfices est une part importante du «être avec la femme». Connaître suffisamment les soins kangourou pour aider les femmes à prendre leur décision avec une information valable fait partie intégrante de notre «boite à outils» de sage femme. Tous les enfants bénéficient du contact peau à peau, de l'allaitement au sein? Mais certains bébés en ont plus besoin encore: Les prématurés, les bébés hypotoniques, ceux qui ont un retard de croissance intra utérin, ceux qui ont du mal à prendre du poids. Les sages femmes feraient bien de s'informer sur les bases des soins kangourou. Ajouter à leur bibliothèque le livre du Dr Ludington serait un premier pas dans ce sens. Encourager les parents, être un soutien positif est aussi très utile. Rappelez vous que les soins kangourous, dans certains cas, ont sauvé la vie des bébés.
Holly Richardson est accompagnante à la naissance, éducatrice périnatale, et sage-femme stagiaire. Elle est mère de sept enfants en vie et épouse d’un mari compréhensif. Elle se spécialise en issues inattendues.
Références en anglais:
  • Ludington-Hoe, S.M., and S.K. Golant. 1993. Kangaroo Care: The Best You Can Do for Your Premature Infant. New York: Bantam Books.
  • Ludington-Hoe, S.M. 1997. Conference presentation, with mention of research in progress.
  • Ludington-Hoe, S.M. Kangaroo Care Bibliography. Current to March 1997.
Références en français:
  • Sanabria, Edgar Rey. «A l'autre bout du monde: accueillir le prématuré». In: Un enfant, prématurément. Les cahiers du nouveau-né no 6. Stock Paris 1983.
  • Odent M. «Prématurité et créativité». In: Un enfant, prématurément. Les cahiers du nouveau-né no 6. Stock Paris 1983.

L'AAD : point de vue des sage-femmes libérales

Source : ANSFL

Lorsque l’on évoque l’accouchement à domicile dans notre société, les réactions les plus courantes révèlent les peurs liées à la naissance : « c’est dangereux », « c’est beaucoup trop risqué », « et si ça se passe mal ? »…
Le but de tous au moment d’un accouchement est d’assurer à la femme qui accouche et à son bébé la plus grande sécurité possible. Encore faut-il s’entendre sur ce que l’on met sous le mot sécurité.
Actuellement, celle-ci se confond le plus souvent avec la technique, présentée comme le moyen le plus sûr de parer à toutes les éventualités et de tendre vers le « risque zéro ». Tous les accouchements sont ainsi considérés comme des pathologies potentielles et traités comme telles « au cas où ». Ce type de traitement est créateur de stress, allant ainsi à l’encontre du bien-être de la femme qui accouche et du respect de la physiologie.
Pourtant, les femmes et les sages-femmes en ont l’intuition, la sécurité nécessaire au bon déroulement d’un accouchement réside sans doute ailleurs : dans l’affectif, l’émotionnel, le respect du temps qu’il faut pour mettre son bébé au monde, dans la façon dont on se sent entourée et soutenue à ce moment-là. Où se trouve alors la « sécurité » optimale ? Quel est le lieu le plus propice pour mettre au monde son bébé ? Les réponses à ces questions divergent d’une femme à l’autre, d’un accouchement à l’autre. Mais dès lors que l’on s’interroge ainsi, on comprend aisément que l’environnement technique du milieu hospitalier, les personnes présentes et souvent inconnues et les gestes posés, soient plus perturbants que « sécurisants » pour certaines femmes.
A notre époque, dans nos pays occidentaux, les progrès réels en matière d’hygiène, de médecine et de conditions de vie en général permettent d’aborder la grossesse et l’accouchement d’autant plus sereinement que l’on peut compter sur une prévention efficace. On peut alors imaginer que des femmes et des couples, bien informés, réfléchissent et choisissent en toute conscience ce qui leur convient le mieux en matière de sécurité pour la naissance de leur enfant, et que cette sécurité peut se trouver à leur domicile plutôt que dans les « usines à bébés » que sont devenues beaucoup de nos maternités. Il s’agit d’un projet éclairé qui n’exclut pas la structure hospitalière et la technique, mais les remet à leur juste place. Ce n’est pas un rejet négatif de l’hôpital mais une réflexion positive sur ce que l’on aimerait vivre pour la naissance de son enfant, si les circonstances le permettent.
Quand on se pose la question d’accoucher à domicile, la démarche est finalement très simple : le plus tôt possible dans la grossesse, on prend rendez-vous avec une sage-femme répondant à ce type de demande. Les rencontres régulières au fil de la grossesse sont l’occasion d’échanger, d’apprendre à se connaître, d’avancer dans ce projet qui devient normalement de plus en plus clair, simple et évident. C’est en s’impliquant ainsi, grâce à un suivi qui se veut le plus personnalisé possible, que les femmes et couples se réapproprient pleinement ces moments de vie que sont la grossesse et l’accueil d’un bébé.
En fin de grossesse, la constitution d’un dossier dans une maternité permet d’envisager sereinement d’y aller si nécessaire. Pour la majorité des structures hospitalières cela consiste à y effectuer les consultations des 8ième et 9ième mois, ainsi que la consultation pré anesthésie. Ces rendez-vous permettent d’avoir un aperçu du traitement habituel des accouchements en structure et d’exprimer ses propres souhaits par rapport à cet événement. En parallèle, on continue bien sûr de rencontrer régulièrement la sage-femme et de préparer avec elle la naissance à domicile.
Les préparatifs de l’accouchement ne sont guère compliqués. On envisage tous les cas de figures possibles et les solutions appropriées pour que l’organisation matérielle permette d’être sereins au moment d’accueillir le bébé. Le cas échéant, que fait-on des autres enfants ? Si le bébé arrive la nuit, le jour, en semaine ou en week-end ? Qu’est-ce qu’on va manger ? Est-ce qu’on a besoin de demander l’aide de quelqu’un ? Est-ce que les habits du bébé sont prêts ? Est-ce que l’on va aménager son nid d’une certaine manière (chaleur, protection sol et literie, lumière, musique, bain…) ? Il faut viser la simplicité afin que, l’heure venue, il ne reste plus qu’à lâcher prise, à vivre les choses telles qu’elles se présentent, en étant dégagé des contingences matérielles. Le jour de l’accouchement, la sage-femme amène son matériel (y compris ce qu’il faut « au cas où »). Les parents fournissent serviettes, bassine, compresses… et le bébé naît.

l'AAD menacé aussi en Australie !

Source : Pour un libre choix de naissance

 En Australie aussi , la pratique de l'accouchement à domicile est menacée .

Sur le site  http://www.homebirthaustralia.org/  , on peut notamment lire (traduction):

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Mercredi 24 Juin 2009 


"Homebirth Australia today slammed the exclusion of homebirth from insurance schemes for midwives announced by the Health Minister Nicola Roxon in parliament today.
 Effectively two pieces of legislation will outlaw midwives providing homebirth care from July 2010” said Justine Caines, mother of seven and secretary of Homebirth Australia

Women will continue to homebirth
, but will now be forced to do so without the assistance of a qualified professional.” said Ms Caines.
“It is unacceptable and unsafe to force a woman into a choice that is not optimal for her, whether that is a hospital birth or a birth at home without midwifery support.

It is absolutely impossible to understand the government's position on this, other than to say that they have bowed to political pressure from medical lobby groups.”

The National Maternity Service Review received submissions from hundreds of women wanting access to homebirth services.  The vast majority of homebirth services are provided by private practice midwives.  Removing this option is likely to end access for most women to homebirth. [...]


"Accoucher à Domicile en Australie" critique aujourd'hui  l'exclusion du domicile, des régimes d'assurance pour les sages-femmes annoncée par le ministre de la Santé, Nicola Roxon au Parlement .
En effet deux projets de loi mettront hors la loi les sages-femmes pratiquant les accouchements à domicile d'ici Juillet 2010", a déclaré Justine Caines, mère de sept enfants, et secrétaire "Accoucher à domicile en Australie".

"Les femmes continueront à accoucher à domicile, mais seront désormais contraintes de le faire sans l'assistance d'un professionnel qualifié." a déclaré Mme Caines.
«Il est inacceptable et dangereux de forcer une femme à faire un choix qui n'est pas optimale pour elle, que ce soit à l'hôpital ou  lors d'une naissance à la maison sans la présence d'une sage-femme.
Il 
est absolument impossible de comprendre la position du gouvernement sur cette question, autre que de dire qu'ils ont cédé à la pression politique exercée par les groupes de "lobby médicaux".

La Revue du Service national de la maternité a reçu des centaines de doléances de femmes qui souhaitent accoucher à domicile. La grande majorité des accouchements à domicile se font par des sages-femmes privées. La suppression de cette option est de nature à mettre fin à l'accès, pour la plupart des femmes, à l'accouchement à domicile.[...]


Plus d'infos sur le site: http://www.homebirthaustralia.org/

ou en version traduite:
http://translate.google.com/translate?sourceid=navclient&hl=fr&u=http%3a%2f%
2fwww.homebirthaustralia.org%2f

vendredi 9 octobre 2009

ALLAITEMENTS SOUS PRESSIONS

Source : le tetou blog


Ce matin, lors de la rencontre du Tétou, il a été largement question des critiques que nombre de personnes émettent à l’égard de l’allaitement. L’allaitement est jugé, on est « pour ou contre », on prend parti, on pense que… on donne son point de vue sans gêne, comme si c’était normal, on se permet de présumer que… Quelle femme qui allaite ne s’est jamais retrouvée confrontée aux réflexions désobligeantes des un(e)s ou des autres, même dès son séjour à la maternité ?… Je me le demande…

En 10 ans d’expérience dans l’association, je constate avec une grande tristesse et une colère certaine que ce sujet revient comme une des plus grandes difficultés à franchir  pour les mères, que ce soit leur premier ou leur 4ème enfant… Les autres et leur vécu sont d’immenses obstacles au bon déroulement de beaucoup d’allaitements. La souffrance qu’exprime les femmes est énorme et leur prend une énergie qui pourrait être déployée vers l’enfant, de façon positive et constructive. A cause des autres, des allaitements deviennent des parcours du combattant et le doute se répand, envahissant la relation d’allaitement, faisant perdre aux femmes l’écoute profonde de leur instinct, de leur ressenti.  Se justifier, se défendre, argumenter (quand on peut), alors qu’on a tant besoin de protection et de bienveillance quand on nourri son bébé : quelle inhumanité ! Les mères viennent l’exprimer parfois les larmes aux yeux, tant leur choix est incompris de leurs proches, de leurs amis, de leur entourage en général.

L’allaitement est un sujet brûlant, comme l’accouchement, l’éducation des enfants… on le sait bien, tout ce qui concerne la sphère privée du couple n’est jamais à l’abri des critiques, si l’on ne prend pas garde de se préserver… Dès qu’une jeune maman commence à exprimer ses émotions, à dire son ras-le-bol (somme toute normal, n’est-il pas de tâche plus prenante que de s’occuper d’un bébé ?) on lui assène de cesser d’allaiter sur le champ : sevrer, se séparer de son bébé, physiquement, comme si la relation d’allaitement et tout le contact qu’elle crée était indisposante aux regard des autres. Certains ne mesurent pas la violence des propos qu’une mère peut recevoir au travers des « mais tu l’allaites encore ? Et il mange autre chose au moins ? Tu n’as pas assez de lait c’est pour ça qu’il (elle) pleure ! L’allaitement ça te fatigue, tu devrais arrêter, ça va il en a eu assez ! Tu vas le rendre dépendant !»

Lorsque le bébé est « encore » allaité à 3 mois, à 6 mois (la date de péremption n’étant pas la même pour tout le monde !) la mère est exposée à des réflexions récurrentes.
Lorsque le bambin déambule et vient se servir à la source, découvrant le sein de sa mère, les jugements tranchants deviennent de plus en plus pénibles à supporter forçant parfois la mère à sevrer contre son gré tant la pression est forte.

Comment, après ces phrases assassines et ces jugements, continuer de croire simplement, sainement, à ce qu’on fait, aux bienfaits de son allaitement, de sa relation parfois durement acquise si les débuts de l’allaitement ont été difficiles… Comment garder sa confiance en soi (surtout si elle était déjà fragile et attendait justement la maternité pour grandir) quand tout le monde est focalisé sur la prise de poids du bébé ?… Comment se rassurer sur sa capacité à allaiter si les autres sont hostiles en émettant des doutes sur la persévérance de la mère à allaiter malgré certaines difficultés ? Comment résister aux pressions d’une sœur ou d’une belle-mère si on est la seule dans la famille à allaiter ? Comment croire que ce que l’on fait est juste si les autres critiquent gestes, façons de faire et choix de maternage ? Comment rester soi-même face à des regards qui en disent longs ? Comment ne pas céder à des compléments de lait artificiel quand tout le monde vous rétorque que c’est la solution à vos problèmes d’allaitement ?

C’est affligeant et consternant de la part des autres en général, mais venant de certains professionnels de la santé et de la petite enfance c’est totalement inadmissible.

Caroline

Conférence Michel Odent



 

3 jours avec Michel Odent
et Liliana Lammers
4,5,6 décembre 2009 à Limoges


3 jours avec Michel Odent et Liliana Lammers - 4,5,6 décembre 2009 à Limoges



           Organisé par l'association


Ressources Parents Limoges
 
association de soutien à la parentalité



Inscription et contact : ressourcesparents87@yahoo.fr



Plus d'infos:
ICI



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Accoucher à Domicile

Article paru sur Psychoenfants.fr




Accoucher à domicile
Certaines femmes font le choix d’accoucher chez elles. Assistées d’une sage-femme, parfois d’un médecin ou seules (ANA : accouchement non-assisté), comment se déroulent ces naissances naturelles?

Pourquoi choisir d’accoucher à domicile ?
Cette décision découle souvent d’une envie de mettre son bébé au monde dans un univers plus accueillant que l’hôpital, un endroit chaleureux et familier. À la maison, la future mère redevient libre de donner la vie comme elle l’entend, dans la position qu’elle préfère, entourée des personnes qu’elle souhaite. Pour Murielle, 25 ans et maman de Noa, Eden, Elina et Mélodie, c’était une évidence : « Bien avant la conception de Noa, notre décision était déjà prise, la naissance se ferait à la maison, dans notre cocon familial, loin de toute l’hypermédicalisation que nous avions eue pour nos autres enfants ». Les accouchements non-assistés, quant à eux, se font sans aide médicale aucune, si c’est le choix de la maman.

L'accouchement à domicile est-il risqué ?
Toutes les études indiquent que non. 90 % des femmes accouchent chez elles dans le monde ! Il est plus prudent de prévoir des solutions d’urgence, un accouchement ne se passant pas toujours comme prévu : s’inscrire à la maternité près de chez soi, garder les numéros d’urgence et ne pas hésiter à se rendre à l’hôpital à la moindre complication. Les mêmes conseils sont à suivre pour l’accouchement assisté. La femme est - a priori- entre les mains de personnes expérimentées, capables d’intervenir en cas de besoin. La sage-femme saura rassurer la maman et conseiller l’hôpital en cas de besoin.



Qui est présent pour aider la future maman ?
C’est le rôle de plusieurs personnes. Le papa, bien sûr, en premier lieu, est là pour soutenir la mère, il peut la masser, la porter, l’aider dans ses différentes positions, s’occuper des autres enfants s’il y en a, et accéder à tous ses désirs…

Quel est le rôle de la sage-femme ?
Elle a un rôle extrêmement important.  Elle n’est pas là seulement pour parer aux problèmes éventuels ; elle a suivi la jeune femme durant toute sa grossesse et souvent il s’est créé un vrai lien entre elles ; elle rassure, conseille et apporte un sentiment de sécurité indispensable. Quand Murielle raconte la rencontre avec sa sage-femme, c’est un vrai coup de cœur : « Mon choix s’est tout de suite porté sur C.M, le contact a été très chaleureux, j’étais très à l’aise. Je découvrais une professionnelle de la naissance à mon écoute, respectueuse de ma personne et de mon intimité. Chaque visite mensuelle avec elle a été un réel moment de bonheur. Je pouvais lui parler de toutes mes craintes, ce qui m’avait manqué lors de mes précédents accouchements. Je trouvais enfin ce que je cherchais, une véritable accompagnante à la naissance : elle avait toujours une parole gentille et rassurante ». Il est nécessaire de contacter la sage-femme dès le début de la grossesse. Choisissez-la en fonction de l’affinité immédiate ressentie avec elle. En pratique, il faut savoir que la sage-femme libérale (et/ou le papa !) s’occupe aussi de changer les alèses, les jeter, régler la température de la pièce (26°C).

Elle effectue bien sûr tous les actes médicaux nécessaires tels que vérifier l’ouverture du col, percer la poche des eaux si besoin, sortir le placenta…

La Doula, ou accompagnante, n’a pas de formation médicale. Elle est là pour accompagner le couple, répondre aux questions de la jeune femme avant, pendant et après la naissance. La Doula est en quelque sorte la mère de la mère, et la soutient. Elle n’est ni sage-femme ni un médecin : elle soutient les futurs parents, elle a un rôle d’accompagnatrice, c’est une figure maternelle.

Comment se préparer à l’AAD ?
Cela doit être un choix réfléchi, un souhait réel dénué d’angoisse ou de peur. Il est important de l’envisager sereinement et de calmer ses doutes, tout comme Murielle. « Tout ce qui pouvait faciliter l’accouchement a été fait. J’ai pris toutes sortes de doses homéopathiques pour favoriser la dilatation, les contractions efficaces… Je me suis énormément documentée pour me rassurer, j’ai lu beaucoup de témoignages d’AAD, en bref, je me suis énormément préparée pour cette naissance sur tous les plans. »