...Paul Cesbron, gynécologue obstétricien de son état à Creil :
« … Nous vivons une période de transition. Après une médicalisation systématique et réglementée de toute grossesse et accouchement, liée aux limites de nos connaissances, à une volonté de bien faire et par conséquent de tout prévenir, aboutissant malheureusement à une redoutable et destructrice obsession sécuritaire, nous pouvons désormais modifier profondément les pratiques obstétricales.
Le temps est arrivé de permettre aux futurs parents et à leur bébé embarqué pour la Terre de devenir les acteurs principaux, accompagnés de la première professionnelle de la naissance.
Mettre au monde son bébé chez soi ne devrait plus, dans un bref délai, faire l’objet de polémiques. Il ne s’agit nullement d’une régression médicale liée à des nostalgies écologiques, mais à l’inverse d’une véritable avancée.
Nous avons appris à reconnaître avec précision ce qui est pathologique de ce qui ne l’est pas.
Dans ce cas, le plus fréquent, l’accouchement et l’accueil de l’enfant ne nécessitent aucune aide médicamenteuse ou instrumentale, mais l’accompagnement savant d’une professionnelle connaissant cette femme, ce couple, depuis de longs mois. Ensemble, ils ont décidé des conditions les plus souhaitables de la mise au monde de cet enfant.
Tout ou presque a été pensé, pesé, préparé, et s’il le faut une maternité hospitalière du réseau de périnatalité local- qui soutient le travail de cette sage-femme, connaît le dossier car il aura fait l’objet d’une évaluation collective- accueillera ces parents à tout moment.
Il est aujourd’hui inacceptable de refuser sans raison médicale précise, à une femme le souhaitant, d’accueillir son enfant à son domicile.
Une telle attitude autoritaire, infondée, attentatoire à la liberté des individus, est source de pathologie.
Ce couple n’est ni ignorant, ni irresponsable. Il est maître de son histoire et nous apprend, si nous l’avons oublié, que cette liberté est garante d’eutocie[1].
Peut-on douter que la qualité de l’accueil de l’enfant est ce qu’on peut lui offrir de meilleur alors qu’il nous fait lui-même le cadeau d’arriver sur Terre ?
Nous savons aussi que l’intimité respectée de cette femme et de ce couple est un des facteurs les plus favorables à la réussite de cet événement… »
« Un bel avenir pour nos bébés » Tiré du « Le livre blanc de la Périnatalité » - Spirale – 2007 (p.25-26)
mardi 7 juin 2011
lundi 6 juin 2011
Qu'est-ce qu'un accouchement physiologique ?
Pour moi un accouchement physiologique (plutôt que naturel) c'est un moment où on respecte ce qui se passe dans le corps de la femme au moment de l'accouchement afin qu'elle puisse se fier à son instinct, à son corps, à la mémoire ancestrale universelle à toutes les femmes et tous les bébés pour que les muscles, les hormones, les nerfs, le cerveau travaillent de concert dans ce subtil mélange qui permet à un bébé de naître....
Et vous ?
Et vous ?
dimanche 5 juin 2011
Encore une idée infantilisante
A l'ère où les parents "ne s'occupent plus de leurs enfants", "les laisse tout faire", il m'a toujours semblé que la dépossession des parents de leur parentalité commençait dès la grossesse, et se poursuivait après la naissance.
C'est encore une fois une idée dans ce sens que propose le député Georges Mothron : "M. Georges Mothron attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès de la ministre des solidarités et de la cohésion sociale concernant la prime à la naissance dont le montant est de 903,07 €. Il serait nécessaire que cette prime soit sous une forme de chéquier afin de s'assurer que cette somme est allouée pour les dépenses en matériels de puériculture de l'enfant et non pas pour autre chose. C'est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer si une telle proposition peut-être possible."
Le bien-être de nos enfants passerait-il donc par une surconsommation effrénée de "neuf" ?
Je vous invite donc à lui répondre directement ici : http://www.nosdeputes.fr/question/QE/108787 si la prime à la naissance vous a servi ailleurs que dans un magasin de puériculture. Merci...
C'est encore une fois une idée dans ce sens que propose le député Georges Mothron : "M. Georges Mothron attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès de la ministre des solidarités et de la cohésion sociale concernant la prime à la naissance dont le montant est de 903,07 €. Il serait nécessaire que cette prime soit sous une forme de chéquier afin de s'assurer que cette somme est allouée pour les dépenses en matériels de puériculture de l'enfant et non pas pour autre chose. C'est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer si une telle proposition peut-être possible."
Le bien-être de nos enfants passerait-il donc par une surconsommation effrénée de "neuf" ?
Je vous invite donc à lui répondre directement ici : http://www.nosdeputes.fr/question/QE/108787 si la prime à la naissance vous a servi ailleurs que dans un magasin de puériculture. Merci...
jeudi 2 juin 2011
Episiotomies à Besançon
Source : PARENTS - Juin 2011
A Besançon, on évite l'épisiotomie.
A la maternité du CHU de Besançon (Doubs), le taux d'épisiotomie ne dépasse pas 1,25%. Un record en France ! Et pas de complications pour autant.
« Jusqu'au dernier instant, je n'y ai pas cru. Ils m'ont dit à un moment de ralentir. D'adopter une position plus naturelle que les pieds dans les étriers. Et de pousser. C'est passé sans problème. J'ai juste une petite éraflure avec un petit point de suture sur le périnée. Rien à voir avec une épisiotomie ! » Et elle sait de quoi elle parle, Nathalie. Elle y a eu droit pour ses deux grands !
Sur le lit d'à côté, Amandine, qui vient de donner naissance à Timothé, écoute en silence. Elle est kiné à Pontarlier, à une soixantaine de kilomètres. La rééducation périnéale après l'accouchement, c'est 30% de sa clientèle. « Les épisio, j'en ai vuŠ Et c'est pas toujours évident de récupérer après un muscle coupé » glisse-t-elle. Pour son premier, cette petite blonde n'a donc pas hésité une seconde. Et tant pis pour les kilomètres. « Je savais très bien qu'ici, ils ne faisaient quasiment pas d'épisiotomies. »
Au rez-de-chaussée de la maternité, dans son bureau, le Pr Didier Riethmuller explique maintenant comment ils ont réussi à rengainer les scalpels. Il lâche d'abord un chiffre. Incroyable. Dans cette maternité de niveau 3, censée accueillir les grossesses compliquées, le taux d'épisiotomie est descendu en 2010 à 1,5%. Soit 24 seulement dans une année, sur 1900 accouchements par voie basse. Un record ! « Mais ça fait longtemps qu'à Besançon on dénonce l'épisiotomie systématique », affirme modestement le patron de service. « On a d'ailleurs toujours été sous la limite des 30% recommandés par le Collège National des Gynécologues-Obstétriciens », ajoute-t-il. Ce seuil a du être instauré en 2005 par les experts, car en France, on dépassait vraiment les bornes. Depuis les années 70, cette incision chirurgicale du périnée, censée faciliter la sortie du bébé et prévenir l'incontinence urinaire, était devenue monnaie courante. Dans les salles d'accouchement, c'était même le geste technique le plus fréquent après la section du cordon ombilicalŠ Quasiment toutes les femmes qui donnaient naissance pour la première fois y avaient droit. Les taux d'épisiotomie fleuretaient alors avec les sommets : plus de 80%. Il faudra attendre la fin des années 80 et la pression d'associations de femmes, essentiellement dans les pays anglo-saxons, pour voir cette pratique peu à peu remise en cause. Des études sont alors lancées. Sans appel : il n'y a aucun bénéfice à pratiquer systématiquement une épisiotomie. Face à ces résultats, l'OMS recommande officiellement de descendre en dessous de 10%. Bons élèves, la Grande-Bretagne et la Suède affichent rapidement des scores honorables : 13% et 6%. Mais en France, on revient de tellement loin que le Collège des Gynécologues-Obstétriciens réclame de ne pas dépasser les 30%. Difficile de changer les pratiques en un jour.
Depuis il y a des progrès. Une étude publiée en 2010 montre que le taux moyen national dans les CHU est descendu à 32,4%. Mais les écarts entre les établissements sont encore surprenants : de 3,6% à l'époque de Besançon à 61,7% à l'hôpital Necker à Paris ! Le Pr Riethmuller, qui affiche aujourd'hui le taux le plus bas en France, s'interroge. Mais pas question pour autant de taper sur ses collègues. « La majorité des CHU de niveau 3 sont désormais en dessous du seuil des 30%, et cette tendance devrait encore se renforcer », espère-t-il. De toute façon, pour lui, il n'y a plus à tergiverser : « En dehors de quelques rares indications, comme un périnée trop court ou un bébé en souffrance qu'il faut sortir au plus vite, cette incision chirurgicale ne doit pas être envisagée qu'au cas par cas. Et pour éviter ce geste traumatisant pour beaucoup de femmes, il suffit juste parfois de prendre son temps. « On n'est pas des ''tireurs-chiens'', dit-il en riant. Une, voire deux minutes supplémentaires pendant l'expulsion peuvent suffire à l'éviter. » Et il a d'autres ''trucs''encore. Pour les accouchements en siège par exemple, alors que bon nombre de maternités ont le coup de ciseau facile, son équipe dépasse à peine les 10% d'épisiotomies, grâce à de subtiles man¦uvres obstétricales. Même résultat ou presque pour les extractions instrumentales car « on choisit plus volontiers la ventouse-qui n'augmente pas le diamètre de présentation de la tête du bébé que les forceps », explique-t-ilŠ
Et à l'en croire, il n'y aurait pas dans son service plus de déchirures graves qu'ailleurs. Au 3e et 4e degrés, ces lésions sévères du périnée peuvent entraîner une incontinence urinaire, voir fécale. Tout au plus, il concède un peu plus de petites déchirures, mais qui sont moins douloureuses qu'une épisiotomie et qui cicatrisent surtout beaucoup plus vite. « Chez nous, près de cinq femmes sur six ressortent avec un périnée quasi intact », lance-t-il, tout fier.
Nathalie en profite pour ranger un peu. Et il suffit de la regarder trottant comme si de rien n'était, ou se baissant pour attraper d'un geste le papier tombé par terre, pour se convaincre qu'une petite déchirure vaut mieux qu'une épisio. « J'ai accouché il y a deux jours et je ne sens déjà plus rien. Alors que pour mes aînés, avec l'épissoir, j'ai dégusté. Sans parler des soins quotidiens pas vraiment rigolos pendant la cicatrisation, qui a duré plus d'une semaine. « Amandine, elle a eu une déchirure un peu plus importante qui s'est soldée par deux points de suture sur le périnée, mais le muscle a été à peine touché », insiste-t-elle. « Évidemment, juste après, c'est un peu sensible, mais j'ai quand même pu m'asseoir tout de suite et marcher sans problème. » ...
Avec une vingtaine d'incisions du périnée par an, difficile en effet pour les élèves sages-femmes et les étudiants en médecine de Besançon de maîtriser ce geste. En cinquième année, Mélanie avoue avoir participé à plus de 80 accouchements, sans jamais avoir vu une seule épisiotomie. « Dans ma promo, certains en ont quand même fait une ou deux », lance-t-elle comme pour se rattraper. Le Pr Riethmuller reconnaît qu'il y a de fait un problème de formation. Des séances de vidéo, des mannequins avec des périnées en silicone et des ateliers de suture avec des tissus porcins sont donc désormais prévus dans le programme des étudiants.
A Besançon, on évite l'épisiotomie.
A la maternité du CHU de Besançon (Doubs), le taux d'épisiotomie ne dépasse pas 1,25%. Un record en France ! Et pas de complications pour autant.
« Jusqu'au dernier instant, je n'y ai pas cru. Ils m'ont dit à un moment de ralentir. D'adopter une position plus naturelle que les pieds dans les étriers. Et de pousser. C'est passé sans problème. J'ai juste une petite éraflure avec un petit point de suture sur le périnée. Rien à voir avec une épisiotomie ! » Et elle sait de quoi elle parle, Nathalie. Elle y a eu droit pour ses deux grands !
Sur le lit d'à côté, Amandine, qui vient de donner naissance à Timothé, écoute en silence. Elle est kiné à Pontarlier, à une soixantaine de kilomètres. La rééducation périnéale après l'accouchement, c'est 30% de sa clientèle. « Les épisio, j'en ai vuŠ Et c'est pas toujours évident de récupérer après un muscle coupé » glisse-t-elle. Pour son premier, cette petite blonde n'a donc pas hésité une seconde. Et tant pis pour les kilomètres. « Je savais très bien qu'ici, ils ne faisaient quasiment pas d'épisiotomies. »
Au rez-de-chaussée de la maternité, dans son bureau, le Pr Didier Riethmuller explique maintenant comment ils ont réussi à rengainer les scalpels. Il lâche d'abord un chiffre. Incroyable. Dans cette maternité de niveau 3, censée accueillir les grossesses compliquées, le taux d'épisiotomie est descendu en 2010 à 1,5%. Soit 24 seulement dans une année, sur 1900 accouchements par voie basse. Un record ! « Mais ça fait longtemps qu'à Besançon on dénonce l'épisiotomie systématique », affirme modestement le patron de service. « On a d'ailleurs toujours été sous la limite des 30% recommandés par le Collège National des Gynécologues-Obstétriciens », ajoute-t-il. Ce seuil a du être instauré en 2005 par les experts, car en France, on dépassait vraiment les bornes. Depuis les années 70, cette incision chirurgicale du périnée, censée faciliter la sortie du bébé et prévenir l'incontinence urinaire, était devenue monnaie courante. Dans les salles d'accouchement, c'était même le geste technique le plus fréquent après la section du cordon ombilicalŠ Quasiment toutes les femmes qui donnaient naissance pour la première fois y avaient droit. Les taux d'épisiotomie fleuretaient alors avec les sommets : plus de 80%. Il faudra attendre la fin des années 80 et la pression d'associations de femmes, essentiellement dans les pays anglo-saxons, pour voir cette pratique peu à peu remise en cause. Des études sont alors lancées. Sans appel : il n'y a aucun bénéfice à pratiquer systématiquement une épisiotomie. Face à ces résultats, l'OMS recommande officiellement de descendre en dessous de 10%. Bons élèves, la Grande-Bretagne et la Suède affichent rapidement des scores honorables : 13% et 6%. Mais en France, on revient de tellement loin que le Collège des Gynécologues-Obstétriciens réclame de ne pas dépasser les 30%. Difficile de changer les pratiques en un jour.
Depuis il y a des progrès. Une étude publiée en 2010 montre que le taux moyen national dans les CHU est descendu à 32,4%. Mais les écarts entre les établissements sont encore surprenants : de 3,6% à l'époque de Besançon à 61,7% à l'hôpital Necker à Paris ! Le Pr Riethmuller, qui affiche aujourd'hui le taux le plus bas en France, s'interroge. Mais pas question pour autant de taper sur ses collègues. « La majorité des CHU de niveau 3 sont désormais en dessous du seuil des 30%, et cette tendance devrait encore se renforcer », espère-t-il. De toute façon, pour lui, il n'y a plus à tergiverser : « En dehors de quelques rares indications, comme un périnée trop court ou un bébé en souffrance qu'il faut sortir au plus vite, cette incision chirurgicale ne doit pas être envisagée qu'au cas par cas. Et pour éviter ce geste traumatisant pour beaucoup de femmes, il suffit juste parfois de prendre son temps. « On n'est pas des ''tireurs-chiens'', dit-il en riant. Une, voire deux minutes supplémentaires pendant l'expulsion peuvent suffire à l'éviter. » Et il a d'autres ''trucs''encore. Pour les accouchements en siège par exemple, alors que bon nombre de maternités ont le coup de ciseau facile, son équipe dépasse à peine les 10% d'épisiotomies, grâce à de subtiles man¦uvres obstétricales. Même résultat ou presque pour les extractions instrumentales car « on choisit plus volontiers la ventouse-qui n'augmente pas le diamètre de présentation de la tête du bébé que les forceps », explique-t-ilŠ
Et à l'en croire, il n'y aurait pas dans son service plus de déchirures graves qu'ailleurs. Au 3e et 4e degrés, ces lésions sévères du périnée peuvent entraîner une incontinence urinaire, voir fécale. Tout au plus, il concède un peu plus de petites déchirures, mais qui sont moins douloureuses qu'une épisiotomie et qui cicatrisent surtout beaucoup plus vite. « Chez nous, près de cinq femmes sur six ressortent avec un périnée quasi intact », lance-t-il, tout fier.
Nathalie en profite pour ranger un peu. Et il suffit de la regarder trottant comme si de rien n'était, ou se baissant pour attraper d'un geste le papier tombé par terre, pour se convaincre qu'une petite déchirure vaut mieux qu'une épisio. « J'ai accouché il y a deux jours et je ne sens déjà plus rien. Alors que pour mes aînés, avec l'épissoir, j'ai dégusté. Sans parler des soins quotidiens pas vraiment rigolos pendant la cicatrisation, qui a duré plus d'une semaine. « Amandine, elle a eu une déchirure un peu plus importante qui s'est soldée par deux points de suture sur le périnée, mais le muscle a été à peine touché », insiste-t-elle. « Évidemment, juste après, c'est un peu sensible, mais j'ai quand même pu m'asseoir tout de suite et marcher sans problème. » ...
Avec une vingtaine d'incisions du périnée par an, difficile en effet pour les élèves sages-femmes et les étudiants en médecine de Besançon de maîtriser ce geste. En cinquième année, Mélanie avoue avoir participé à plus de 80 accouchements, sans jamais avoir vu une seule épisiotomie. « Dans ma promo, certains en ont quand même fait une ou deux », lance-t-elle comme pour se rattraper. Le Pr Riethmuller reconnaît qu'il y a de fait un problème de formation. Des séances de vidéo, des mannequins avec des périnées en silicone et des ateliers de suture avec des tissus porcins sont donc désormais prévus dans le programme des étudiants.
mercredi 1 juin 2011
Dossier médical : lettre type
Merci à search17bp, de doctissimo
MODELE DE COURRIER :
********
Mr x
adresse
tel A : CHU/clinique Z
Adresse
A l'attention du Directeur Mr. Y
Lettre RECOMMANDEE avec AR
A , le
Madame, Monsieur,
En référence à la législation en vigueur, je vous saurai gré de bien vouloir m’établir une copie de toutes les pièces de mon dossier médical, relatif aux diagnostiques, interventions et soins qui ont eu lieu lors de la naissance de mon enfant le…...
Conformément au Code de la Santé Publique Art. R 710-2-2, et de la nouvelle loi 2002-303 du 04 Mars 2002 – Art L. 1110-4, L. 1111-7 et L 1112-1 – décret d’application 2002-637 du 29/04/02, ces copies de documents et résultats d’examens seront transmettre dans le délai légal de 8 jours à mon adresse ci-dessus.
Pour votre information, j’ai à coeur d’avoir un dossier complet et détaillé (*), car …. (par ex : je dois entamer des examens auprès de spécialistes de mon choix. Tout manque d’information concernant ce passé médical constituerait pour moi une « perte de chance »).
Si des frais sont à couvrir, merci de bien vouloir de m’informer du montant et du mode de paiement.
En vous remerciant, par avance, pour votre diligence,
Meilleures Salutations,
Mr …. …………, signature.
(*) Conformément à l’Art. L.1110-4, les documents devant figurer au dossier, sont :
- 1/- Les informations formalisées recueillies lors des consultations externes dispensées dans l'établissement, lors de l'accueil au service des urgences ou au moment de l'admission et au cours du séjour hospitalier, et notamment :
« a) La lettre du médecin qui est à l'origine de la consultation ou de l'admission ;
« b) Les motifs d'hospitalisation ;
« c) La recherche d'antécédents et de facteurs de risques ;
…/…
« d) Les conclusions de l'évaluation clinique initiale ;
« e) Le type de prise en charge prévu et les prescriptions effectuées à l'entrée ;
« f) La nature des soins dispensés et les prescriptions établies lors de la consultation externe ou du passage aux urgences ;
« g) Les informations relatives à la prise en charge en cours d'hospitalisation : état clinique, soins reçus, examens para-cliniques, notamment d'imagerie ;
« h) Les informations sur la démarche médicale, adoptée dans les conditions prévues à l'article L. 1111-4 ;
« i) Le dossier d'anesthésie ou les mesures analgésiques prises ;
« j) Le compte rendu d'accouchement ;
« k) Le consentement écrit du patient pour les situations où ce consentement est requis sous cette forme par voie légale ou réglementaire ;
« l) La mention des actes transfusionnels pratiqués et, le cas échéant, copie de la fiche d'incident transfusionnel mentionnée au deuxième alinéa de l'article R. 666-12-24 ;
« m) Les éléments relatifs à la prescription médicale, à son exécution et aux examens complémentaires ;
« n) Le dossier de soins infirmiers ou, à défaut, les informations relatives aux soins infirmiers ;
« o) Les informations relatives aux soins dispensés par les autres professionnels de santé ;
« p) Les correspondances échangées entre professionnels de santé.
- 2/- Les informations formalisées établies à la fin du séjour :
« a) Le compte rendu d'hospitalisation et la lettre rédigée à l'occasion de la sortie ;
« b) La prescription de sortie et les doubles d'ordonnance de sortie ;
« c) Les modalités de sortie (domicile, autres structures) ;
« d) La fiche de liaison infirmière.
********
EXPLICATIONS ET RECOURS :
Dossier médical : quels sont vos droits !
La récente loi sur le droit des patients (Loi 303-2002 du 04 mars 2002) vous reconnaît la possibilité d’accéder directement à votre dossier médical.
Quelques conseils et informations :
Si ce dossier vous concerne personnellement (Art. L. 1111-7 et Art. L. 1112-1) :
- Vous pouvez en faire la demande vous-même (ou continuer à passer par votre médecin habituel),
- Optez pour une lettre recommandée avec accusé de réception,
- Pensez à joindre un justificatif d'identité (photocopie de votre carte d’identité, passeport, fiche d’état civil), cela réduira les suspicions et pourra accélérer la procédure,
- Précisez comment vous voulez accéder à votre dossier : soit consultation sur place, soit envoi du dossier à votre adresse (ou au médecin qui vous représente si vous optez pour cette solution),
- Si votre demande s'adresse à une clinique privée, écrivez au médecin qui vous à pris en charge,
- Si c’est à un hôpital public ou assimilé, adressez-vous au Directeur de l’établissement,
- Le délai d'obtention du dossier ne peut excéder 8 jours (contre 2 mois pour les affaires remontant à plus de 5 ans),
- La consultation sur place est gratuite, et fait l’objet d’un rendez-vous.
- la copie des pièces doit vous être facturer au prix coûtant (bon marché s'il s'agit de simples photocopies, plus coûteux si vous demandez la reproduction de planches radiologiques, échographiques),
- Le temps légal de conservation de votre dossier est de 30 ans (délai de prescription en matière de responsabilité),
- Vous n’avez pas à justifier les raisons qui vous poussent à demander copie de votre dossier.
Si ce dossier concerne un de vos enfants mineurs (Art. L. 1111-7) :
- seul le fait d’être titulaire de l'autorité parentale peut vous permettre l'accès à son dossier,
- et, à condition d'avoir l’accord de l’enfant (sous forme d’écrit),
- sinon, même procédure que précédemment.
Si vous êtres un Ayant-droit (héritier) d’une personne décédée (Art. L. 1110-4 et L. 1111-7) :
- Même procédure que précédemment,
- De plus, il faut justifier votre demande : trois raisons légales permettent aux ayants-droit d’une personne défunte de demander l'accès à son dossier:
- connaître les causes de la mort (c’est à dire pouvoir les faire évaluer),
- défendre la mémoire du défunt,
- faire valoir vos droits (auprès d'une assurance par exemple).
- Le défunt peut s'être opposé de son vivant à la communication d'informations : votre demande sera rejetée,
- Un certificat médical sans information couverte par le secret médical peut néanmoins vous être délivré (pour les assurances par exemple),
- En cas d’hospitalisation psychiatrique : la demande doit passer par une commission spécialisée avant d'être validée,
- Dans tous les cas, un refus doit être motivé.
Que doit contenir un dossier médical ?
«Le Code de Santé Publique, modifié par la Loi du 04 mars 02 et le décret 2002-637 du 29/04/02, dit :
« Art. R. 710-2-1. - Le directeur de l'établissement veille à ce que toutes mesures soient prises pour assurer la communication des informations définies à l'article L. 1111-7.
« Dans les établissements publics de santé et les établissements de santé privés participant à l'exécution du service public hospitalier, les informations relatives à la santé d'une personne lui sont communiquées par le médecin responsable de la structure concernée ou par tout membre du corps médical de l'établissement désigné par lui à cet effet.
« Dans les établissements de santé privés ne participant pas à l'exécution du service public hospitalier, cette communication est assurée par le médecin responsable de la prise en charge du patient. En l'absence de ce médecin, elle est assurée par le ou les médecins désignés à cet effet par la conférence médicale.
.
« Art. R. 710-2-2. - Un dossier médical est constitué pour chaque patient hospitalisé dans un établissement de santé public ou privé. Ce dossier contient au moins les éléments suivants, ainsi classés :
« 1/ - Les informations formalisées recueillies lors des consultations externes dispensées dans l'établissement, lors de l'accueil au service des urgences ou au moment de l'admission et au cours du séjour hospitalier, et notamment :
« a) La lettre du médecin qui est à l'origine de la consultation ou de l'admission ;
« b) Les motifs d'hospitalisation ;
« c) La recherche d'antécédents et de facteurs de risques ;
« d) Les conclusions de l'évaluation clinique initiale ;
« e) Le type de prise en charge prévu et les prescriptions effectuées à l'entrée ;
« f) La nature des soins dispensés et les prescriptions établies lors de la consultation externe ou du passage aux urgences ;
« g) Les informations relatives à la prise en charge en cours d'hospitalisation : état clinique, soins reçus, examens para-cliniques, notamment d'imagerie ;
« h) Les informations sur la démarche médicale, adoptée dans les conditions prévues à l'article L. 1111-4 ;
« i) Le dossier d'anesthésie ;
« j) Le compte rendu opératoire ou d'accouchement ;
« k) Le consentement écrit du patient pour les situations où ce consentement est requis sous cette forme par voie légale ou réglementaire ;
« l) La mention des actes transfusionnels pratiqués sur le patient et, le cas échéant, copie de la fiche d'incident transfusionnel mentionnée au deuxième alinéa de l'article R. 666-12-24 ;
« m) Les éléments relatifs à la prescription médicale, à son exécution et aux examens complémentaires ;
« n) Le dossier de soins infirmiers ou, à défaut, les informations relatives aux soins infirmiers ;
« o) Les informations relatives aux soins dispensés par les autres professionnels de santé ;
« p) Les correspondances échangées entre professionnels de santé.
« 2/ - Les informations formalisées établies à la fin du séjour :
« Elles comportent notamment :
« a) Le compte rendu d'hospitalisation et la lettre rédigée à l'occasion de la sortie ;
« b) La prescription de sortie et les doubles d'ordonnance de sortie ;
« c) Les modalités de sortie (domicile, autres structures) ;
« d) La fiche de liaison infirmière.
Auquel il faut rajouter le compte rendu d’autopsie en cas de demande d’un ayant-droit d’une personne décédée.
L’article suivant précise (Art. R. 710-2-3.) : « Le dossier comporte l'identification du patient ainsi que, le cas échéant, celle de la personne de confiance définie à l'article L. 1111-6 et celle de la personne à prévenir.
« Chaque pièce du dossier est datée et comporte l'identité du patient (nom, prénom, date de naissance ou numéro d'identification) ainsi que l'identité du professionnel de santé qui a recueilli ou produit les informations. Les prescriptions médicales sont datées avec indication de l'heure et signées ; le nom du médecin signataire est mentionné en caractères lisibles.
Que faire en cas de difficulté d’obtention d’un dossier médical ?
Si vous faites face à des difficultés, à la mauvaise volonté, sachez qu'il n’a pas été prévu de sanctions en cas de non-respect au droit d’accès au dossier médical. La jurisprudence viendra compléter cette lacune dans les années à venir. Mais en cas de procédure judiciaire, les tribunaux risquent d’avoir un jugement sévère à l’encontre d’un médecin ou d’un hôpital qui n'aurait pas rempli ses obligations.
En cas de refus ou de non-réponse, vous pouvez dans un premier temps :
- intervenir auprès d’un organisme chargé de faciliter les relations avec l’administration : le CADA,
- par écrit, indiquer vos démarches infructueuses et joindre copie de vos courriers.
C.A.D.A. Commission d'Accès aux Documents Administratifs
66, rue de Bellechasse
75700 Paris 07 SP
tél : 01 42 75 79 99
fax : 01 42 75 80 70 cada@cada.fr
En cas d’insuccès, passé un délai de 2 mois, vous pouvez introduire une action en justice avec l’aide d’un avocat.
Vous pouvez également vous faire aider par une association, comme l'AVIAM, ou toutes autres associations actives dans ce domaine.
Que faire de ce nouveau droit ?
Cette loi est un réel progrès, car c’est un pas important dans la reconnaissance du patient en tant que personne. Elle consacre la disparition d’une relation médicale ancestrale fondée sur un certain paternalisme au profit d’une relation plus citoyenne.
Elle est de nature à établir de nouvelles bases pour une relation de confiance.
Elle obligera à une tenue plus correcte de certains dossiers hospitaliers.
Mais l'usage de ce droit doit se faire avec clairvoyance. Vous avez toutes les chances de ne pas facilement comprendre ou comprendre de façon erronée un dossier livré brut, sans commentaire, à votre domicile.
Il serait souhaitable que vous ayez des relations franches et ouvertes avec un médecin qui vous servira de d’interprète en cas de contentieux.
La majorité des demandes ne relèvent-elle pas en effet de la nécessité de comprendre, avant d’agir ! Il faut que votre quête aboutisse, mais que la procédure reste humaine... et financièrement tolérable. En effet il existe déjà des médecins "experts" dans l'aide juridique des personnes victimes... à des tarifs souvent prohibitifs ! Les tribunaux utilisent l’avis de ces experts réputés dans le domaine concerné pour trancher les litiges.
Vous aurez une idée assez précise du résultat prévisible en prenant tout simplement une consultation auprès d'un praticien compétent voir réputé. Il est clair que ce médecin ne vous dira pas d'emblée qu'il y a eu faute ou erreur médicale. Ce n'est pas dans l'esprit de confraternité en vigueur, même si cela s’apparente à du corporatisme. Mais imaginez un instant un monde où les médecins se valoriseraient en se cassant du sucre sur le dos les uns les autres! Vous ne sauriez véritablement plus à qui vous confier.
Généralement, si vous posez clairement la question en précisant que vous avez engagé une procédure contentieuse, vous aurez une réponse. Cela peut vous éviter des démarches coûteuses et parfois déprimantes, car malheureusement le préjudice est rarement reconnu à la juste valeur de celui qui l'a subi.
MODELE DE COURRIER :
********
Mr x
adresse
tel A : CHU/clinique Z
Adresse
A l'attention du Directeur Mr. Y
Lettre RECOMMANDEE avec AR
A , le
Madame, Monsieur,
En référence à la législation en vigueur, je vous saurai gré de bien vouloir m’établir une copie de toutes les pièces de mon dossier médical, relatif aux diagnostiques, interventions et soins qui ont eu lieu lors de la naissance de mon enfant le…...
Conformément au Code de la Santé Publique Art. R 710-2-2, et de la nouvelle loi 2002-303 du 04 Mars 2002 – Art L. 1110-4, L. 1111-7 et L 1112-1 – décret d’application 2002-637 du 29/04/02, ces copies de documents et résultats d’examens seront transmettre dans le délai légal de 8 jours à mon adresse ci-dessus.
Pour votre information, j’ai à coeur d’avoir un dossier complet et détaillé (*), car …. (par ex : je dois entamer des examens auprès de spécialistes de mon choix. Tout manque d’information concernant ce passé médical constituerait pour moi une « perte de chance »).
Si des frais sont à couvrir, merci de bien vouloir de m’informer du montant et du mode de paiement.
En vous remerciant, par avance, pour votre diligence,
Meilleures Salutations,
Mr …. …………, signature.
(*) Conformément à l’Art. L.1110-4, les documents devant figurer au dossier, sont :
- 1/- Les informations formalisées recueillies lors des consultations externes dispensées dans l'établissement, lors de l'accueil au service des urgences ou au moment de l'admission et au cours du séjour hospitalier, et notamment :
« a) La lettre du médecin qui est à l'origine de la consultation ou de l'admission ;
« b) Les motifs d'hospitalisation ;
« c) La recherche d'antécédents et de facteurs de risques ;
…/…
« d) Les conclusions de l'évaluation clinique initiale ;
« e) Le type de prise en charge prévu et les prescriptions effectuées à l'entrée ;
« f) La nature des soins dispensés et les prescriptions établies lors de la consultation externe ou du passage aux urgences ;
« g) Les informations relatives à la prise en charge en cours d'hospitalisation : état clinique, soins reçus, examens para-cliniques, notamment d'imagerie ;
« h) Les informations sur la démarche médicale, adoptée dans les conditions prévues à l'article L. 1111-4 ;
« i) Le dossier d'anesthésie ou les mesures analgésiques prises ;
« j) Le compte rendu d'accouchement ;
« k) Le consentement écrit du patient pour les situations où ce consentement est requis sous cette forme par voie légale ou réglementaire ;
« l) La mention des actes transfusionnels pratiqués et, le cas échéant, copie de la fiche d'incident transfusionnel mentionnée au deuxième alinéa de l'article R. 666-12-24 ;
« m) Les éléments relatifs à la prescription médicale, à son exécution et aux examens complémentaires ;
« n) Le dossier de soins infirmiers ou, à défaut, les informations relatives aux soins infirmiers ;
« o) Les informations relatives aux soins dispensés par les autres professionnels de santé ;
« p) Les correspondances échangées entre professionnels de santé.
- 2/- Les informations formalisées établies à la fin du séjour :
« a) Le compte rendu d'hospitalisation et la lettre rédigée à l'occasion de la sortie ;
« b) La prescription de sortie et les doubles d'ordonnance de sortie ;
« c) Les modalités de sortie (domicile, autres structures) ;
« d) La fiche de liaison infirmière.
********
EXPLICATIONS ET RECOURS :
Dossier médical : quels sont vos droits !
La récente loi sur le droit des patients (Loi 303-2002 du 04 mars 2002) vous reconnaît la possibilité d’accéder directement à votre dossier médical.
Quelques conseils et informations :
Si ce dossier vous concerne personnellement (Art. L. 1111-7 et Art. L. 1112-1) :
- Vous pouvez en faire la demande vous-même (ou continuer à passer par votre médecin habituel),
- Optez pour une lettre recommandée avec accusé de réception,
- Pensez à joindre un justificatif d'identité (photocopie de votre carte d’identité, passeport, fiche d’état civil), cela réduira les suspicions et pourra accélérer la procédure,
- Précisez comment vous voulez accéder à votre dossier : soit consultation sur place, soit envoi du dossier à votre adresse (ou au médecin qui vous représente si vous optez pour cette solution),
- Si votre demande s'adresse à une clinique privée, écrivez au médecin qui vous à pris en charge,
- Si c’est à un hôpital public ou assimilé, adressez-vous au Directeur de l’établissement,
- Le délai d'obtention du dossier ne peut excéder 8 jours (contre 2 mois pour les affaires remontant à plus de 5 ans),
- La consultation sur place est gratuite, et fait l’objet d’un rendez-vous.
- la copie des pièces doit vous être facturer au prix coûtant (bon marché s'il s'agit de simples photocopies, plus coûteux si vous demandez la reproduction de planches radiologiques, échographiques),
- Le temps légal de conservation de votre dossier est de 30 ans (délai de prescription en matière de responsabilité),
- Vous n’avez pas à justifier les raisons qui vous poussent à demander copie de votre dossier.
Si ce dossier concerne un de vos enfants mineurs (Art. L. 1111-7) :
- seul le fait d’être titulaire de l'autorité parentale peut vous permettre l'accès à son dossier,
- et, à condition d'avoir l’accord de l’enfant (sous forme d’écrit),
- sinon, même procédure que précédemment.
Si vous êtres un Ayant-droit (héritier) d’une personne décédée (Art. L. 1110-4 et L. 1111-7) :
- Même procédure que précédemment,
- De plus, il faut justifier votre demande : trois raisons légales permettent aux ayants-droit d’une personne défunte de demander l'accès à son dossier:
- connaître les causes de la mort (c’est à dire pouvoir les faire évaluer),
- défendre la mémoire du défunt,
- faire valoir vos droits (auprès d'une assurance par exemple).
- Le défunt peut s'être opposé de son vivant à la communication d'informations : votre demande sera rejetée,
- Un certificat médical sans information couverte par le secret médical peut néanmoins vous être délivré (pour les assurances par exemple),
- En cas d’hospitalisation psychiatrique : la demande doit passer par une commission spécialisée avant d'être validée,
- Dans tous les cas, un refus doit être motivé.
Que doit contenir un dossier médical ?
«Le Code de Santé Publique, modifié par la Loi du 04 mars 02 et le décret 2002-637 du 29/04/02, dit :
« Art. R. 710-2-1. - Le directeur de l'établissement veille à ce que toutes mesures soient prises pour assurer la communication des informations définies à l'article L. 1111-7.
« Dans les établissements publics de santé et les établissements de santé privés participant à l'exécution du service public hospitalier, les informations relatives à la santé d'une personne lui sont communiquées par le médecin responsable de la structure concernée ou par tout membre du corps médical de l'établissement désigné par lui à cet effet.
« Dans les établissements de santé privés ne participant pas à l'exécution du service public hospitalier, cette communication est assurée par le médecin responsable de la prise en charge du patient. En l'absence de ce médecin, elle est assurée par le ou les médecins désignés à cet effet par la conférence médicale.
.
« Art. R. 710-2-2. - Un dossier médical est constitué pour chaque patient hospitalisé dans un établissement de santé public ou privé. Ce dossier contient au moins les éléments suivants, ainsi classés :
« 1/ - Les informations formalisées recueillies lors des consultations externes dispensées dans l'établissement, lors de l'accueil au service des urgences ou au moment de l'admission et au cours du séjour hospitalier, et notamment :
« a) La lettre du médecin qui est à l'origine de la consultation ou de l'admission ;
« b) Les motifs d'hospitalisation ;
« c) La recherche d'antécédents et de facteurs de risques ;
« d) Les conclusions de l'évaluation clinique initiale ;
« e) Le type de prise en charge prévu et les prescriptions effectuées à l'entrée ;
« f) La nature des soins dispensés et les prescriptions établies lors de la consultation externe ou du passage aux urgences ;
« g) Les informations relatives à la prise en charge en cours d'hospitalisation : état clinique, soins reçus, examens para-cliniques, notamment d'imagerie ;
« h) Les informations sur la démarche médicale, adoptée dans les conditions prévues à l'article L. 1111-4 ;
« i) Le dossier d'anesthésie ;
« j) Le compte rendu opératoire ou d'accouchement ;
« k) Le consentement écrit du patient pour les situations où ce consentement est requis sous cette forme par voie légale ou réglementaire ;
« l) La mention des actes transfusionnels pratiqués sur le patient et, le cas échéant, copie de la fiche d'incident transfusionnel mentionnée au deuxième alinéa de l'article R. 666-12-24 ;
« m) Les éléments relatifs à la prescription médicale, à son exécution et aux examens complémentaires ;
« n) Le dossier de soins infirmiers ou, à défaut, les informations relatives aux soins infirmiers ;
« o) Les informations relatives aux soins dispensés par les autres professionnels de santé ;
« p) Les correspondances échangées entre professionnels de santé.
« 2/ - Les informations formalisées établies à la fin du séjour :
« Elles comportent notamment :
« a) Le compte rendu d'hospitalisation et la lettre rédigée à l'occasion de la sortie ;
« b) La prescription de sortie et les doubles d'ordonnance de sortie ;
« c) Les modalités de sortie (domicile, autres structures) ;
« d) La fiche de liaison infirmière.
Auquel il faut rajouter le compte rendu d’autopsie en cas de demande d’un ayant-droit d’une personne décédée.
L’article suivant précise (Art. R. 710-2-3.) : « Le dossier comporte l'identification du patient ainsi que, le cas échéant, celle de la personne de confiance définie à l'article L. 1111-6 et celle de la personne à prévenir.
« Chaque pièce du dossier est datée et comporte l'identité du patient (nom, prénom, date de naissance ou numéro d'identification) ainsi que l'identité du professionnel de santé qui a recueilli ou produit les informations. Les prescriptions médicales sont datées avec indication de l'heure et signées ; le nom du médecin signataire est mentionné en caractères lisibles.
Que faire en cas de difficulté d’obtention d’un dossier médical ?
Si vous faites face à des difficultés, à la mauvaise volonté, sachez qu'il n’a pas été prévu de sanctions en cas de non-respect au droit d’accès au dossier médical. La jurisprudence viendra compléter cette lacune dans les années à venir. Mais en cas de procédure judiciaire, les tribunaux risquent d’avoir un jugement sévère à l’encontre d’un médecin ou d’un hôpital qui n'aurait pas rempli ses obligations.
En cas de refus ou de non-réponse, vous pouvez dans un premier temps :
- intervenir auprès d’un organisme chargé de faciliter les relations avec l’administration : le CADA,
- par écrit, indiquer vos démarches infructueuses et joindre copie de vos courriers.
C.A.D.A. Commission d'Accès aux Documents Administratifs
66, rue de Bellechasse
75700 Paris 07 SP
tél : 01 42 75 79 99
fax : 01 42 75 80 70 cada@cada.fr
En cas d’insuccès, passé un délai de 2 mois, vous pouvez introduire une action en justice avec l’aide d’un avocat.
Vous pouvez également vous faire aider par une association, comme l'AVIAM, ou toutes autres associations actives dans ce domaine.
Que faire de ce nouveau droit ?
Cette loi est un réel progrès, car c’est un pas important dans la reconnaissance du patient en tant que personne. Elle consacre la disparition d’une relation médicale ancestrale fondée sur un certain paternalisme au profit d’une relation plus citoyenne.
Elle est de nature à établir de nouvelles bases pour une relation de confiance.
Elle obligera à une tenue plus correcte de certains dossiers hospitaliers.
Mais l'usage de ce droit doit se faire avec clairvoyance. Vous avez toutes les chances de ne pas facilement comprendre ou comprendre de façon erronée un dossier livré brut, sans commentaire, à votre domicile.
Il serait souhaitable que vous ayez des relations franches et ouvertes avec un médecin qui vous servira de d’interprète en cas de contentieux.
La majorité des demandes ne relèvent-elle pas en effet de la nécessité de comprendre, avant d’agir ! Il faut que votre quête aboutisse, mais que la procédure reste humaine... et financièrement tolérable. En effet il existe déjà des médecins "experts" dans l'aide juridique des personnes victimes... à des tarifs souvent prohibitifs ! Les tribunaux utilisent l’avis de ces experts réputés dans le domaine concerné pour trancher les litiges.
Vous aurez une idée assez précise du résultat prévisible en prenant tout simplement une consultation auprès d'un praticien compétent voir réputé. Il est clair que ce médecin ne vous dira pas d'emblée qu'il y a eu faute ou erreur médicale. Ce n'est pas dans l'esprit de confraternité en vigueur, même si cela s’apparente à du corporatisme. Mais imaginez un instant un monde où les médecins se valoriseraient en se cassant du sucre sur le dos les uns les autres! Vous ne sauriez véritablement plus à qui vous confier.
Généralement, si vous posez clairement la question en précisant que vous avez engagé une procédure contentieuse, vous aurez une réponse. Cela peut vous éviter des démarches coûteuses et parfois déprimantes, car malheureusement le préjudice est rarement reconnu à la juste valeur de celui qui l'a subi.
mardi 31 mai 2011
Astuces pour repérer la position du bébé in utero
Quelques trucs en vrac :
- Les coups sont ressentis souvent à l'opposé du dos (si coups à droite, dos à gauche, si coups en haut, dos en bas...)
- Les pieds et les mains font des petites bosses très mobiles, en fin de grossesse on peut même les voir
- La tête est ronde et très dure, quand on appuie dessus en général elle s'enfonce un peu et revient au même endroit
- Le dos est du côté où c'est plein (l'autre est en général plus mou, on arrive à s'enfoncer plus facilement).
- On le sent mieux avec les deux mains...
- Et une fois qu'on pense avoir trouvé son dos on peut demander au papa de coller son oreille, si il a de la chance il peut entendre le coeur !!!
- Les coups sont ressentis souvent à l'opposé du dos (si coups à droite, dos à gauche, si coups en haut, dos en bas...)
- Les pieds et les mains font des petites bosses très mobiles, en fin de grossesse on peut même les voir
- La tête est ronde et très dure, quand on appuie dessus en général elle s'enfonce un peu et revient au même endroit
- Le dos est du côté où c'est plein (l'autre est en général plus mou, on arrive à s'enfoncer plus facilement).
- On le sent mieux avec les deux mains...
- Et une fois qu'on pense avoir trouvé son dos on peut demander au papa de coller son oreille, si il a de la chance il peut entendre le coeur !!!
lundi 30 mai 2011
Partage de lait informel
Source : meuh meuh émois
James Akré, qui a publié aux Éditions du Hêtre Le Problème avec l’allaitement, nous propose ici sa réaction au développement aussi rapide qu’incontrôlable du réseau mondial de partage de lait maternel de mère à mère via l’Internet. Nous sommes heureux de nous faire le relais de cette réflexion.
Partage de lait maternel de mère à mère: alors, le problème, où est-il vraiment ?
En mai l’année dernière, j’ai eu le privilège de prononcer la présentation inaugurale de GOLD10, intitulée : Quel est le problème avec l’allaitement ? Je l’ai conclue par dix propositions d’action immédiate, par exemple la nécessité de cesser de faire référence à l’allaitement comme à la « meilleure alimentation » pour le définir plutôt comme « l’alimentation normale », ou encore de cesser de parler des « bénéfices de l’allaitement » pour se focaliser à la place sur les « risques du non-allaitement ».
Mon avant-dernière proposition était double : évaluer « la quantité et la valeur du lait maternel produit et consommé à travers le monde » et faire en sorte que « les lactariums deviennent partout une composante de routine des infrastructures de santé ».
Le modèle que j’avais à l’esprit était celui de la banque du sang classique. Depuis un peu plus d’un siècle que les banques du sang existent, elles sont devenues aussi ordinaires qu’indispensables.
Je ne sais pas comment vous voyez les choses mais, d’un point de vue tant pratique qu’historique, le phénomène qui a commencé à apparaître il y a six mois seulement – le partage de lait maternel de mère à mère, via l’Internet, sans visée commerciale – me frappe par sa similitude avec la chute du Mur de Berlin en 1989 ou le Printemps arabe de 2011.
Si vous trouvez que je donne dans le mélodrame, considérez les conséquences totalement imprévues de l’acte isolé d’une mère qui, en octobre 2010, a cherché en ligne du lait maternel pour son enfant. Et voyez où nous en sommes, six mois plus tard : face à un vaste système de partage du lait en constante extension, déjà présent dans 50 pays à travers le monde.
En dépit de sa popularité – ou plutôt en raison de sa popularité –, cette variante contemporaine d’une pratique aussi vieille que notre espèce est devenue l’objet de critiques sévères et d’avertissements affligeants de la part des autorités de santé publique, notamment de Santé Canada, de la Food and Drug Administration (FDA) américaine et de l’Afssaps française. Que se passe-t-il ici ? Voici comment je décrirais l’état de la situation.
D’un côté, les rapports des médias suggèrent une convergence de femmes bien informées et extrêmement motivées qui étendent leur contrôle sur la disponibilité et l’utilisation du lait maternel. Les personnes en charge de bébés qui ont besoin de lait maternel se mettent en relation avec des mères qui sont en mesure de faire des dons par l’intermédiaire de deux réseaux organisés sur Facebook : Eats On Feets (« Bouffe sur pattes ») et Human Milk 4 Human Babies (HM4HB : « Du lait humain pour les bébés humains »).
Ces réseaux proposent une plateforme qui permet aux femmes de partager leur lait de façon éthique et sûre. L’ensemble repose sur la conviction qu’elles sont capables de choix éclairés et libres de toute coercition, qu’elles prennent en compte l’information sur les risques et les bénéfices et réduisent l’exposition aux pathogènes, y compris par la pasteurisation. Le principe fondamental qui gouverne le système est que chaque personne impliquée prend l’entière responsabilité de ses actes individuels et de leurs conséquences.
D’un autre côté, la position formelle brandie par certaines autorités de santé publique et professionnels de santé tient en deux mots : « Refusez net ! » Pourquoi ce point de vue dogmatique ?
Eh bien, pour commencer, c’est la manière la plus simple de réduire à zéro les risques sanitaires inhérents au partage de lait maternel. Mais cette approche omet de prendre en compte les risques inhérents pour un enfant au fait de ne pas recevoir de lait maternel, risques qui semblent avoir été totalement perdus de vue dans l’affaire. C’est en fait une question de risque relatif, et de façon de le gérer et de minimiser les dégâts potentiels.
Malgré la masse de preuves scientifiques et épidémiologiques de sa valeur, dans de bien trop nombreux environnements, on continue de sous-estimer gravement le lait maternel et l’allaitement maternel, de même qu’on exagère grandement les mérites nutritionnels et la sûreté supposée du lait industriel. Dans ces circonstances, ce dernier est perçu comme la solution de rechange « évidente » au lait maternel. Mais quand on observe l’expansion rapide, culturellement et géographiquement diverse du partage de lait maternel, on voit clairement qu’un nombre croissant de mères contestent radicalement ce statu quo non physiologique.
Faisant la preuve de leur conscience aiguë de la façon dont leurs bébés devraient être nourris, ces mères expriment aussi avec éloquence les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé sur l’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants, avec sa hiérarchie nutritionnelle explicite, en place depuis 1986 : le lait au sein la mère, le lait exprimé de sa propre mère, le lait d’une autre mère en bonne santé, le lait maternel venu d’un lactarium et, pour finir, le lait industriel. Ceci n’est que l’une des raisons pour lesquelles je définis toujours le lait industriel non comme la meilleure, mais comme la moins mauvaise des solutions de rechange au lait de la mère.
Il n’est guère surprenant que certains dans l’establishment sanitaire et médical considèrent ce modèle de réseau de partage du lait par Internet interposé comme un défi, voire une menace. Il contient en effet les ingrédients nécessaires pour cela : c’est un système qui fonctionne en dehors de son influence, qui ne peut être régulé, et où les mères seules exercent le contrôle. Mais plutôt que de résister et de le rejeter d’entrée, l’approche constructive consisterait à s’impliquer pour le rendre le plus sûr possible.
Avant de conclure, j’aimerais revenir brièvement à ce que j’ai dit durant la conférence GOLD10 et un peu plus haut, sur la question de faire en sorte que « les lactariums deviennent partout une composante de routine des infrastructures de santé ». À la lumière du modèle de partage de lait maternel de mère à mère décrit plus haut, je veux vous assurer que je ne suis pas moins enthousiaste à ce sujet que je l’étais il y a un an. Je pense en fait que la raison de cette nécessité n’en apparaît que plus clairement à mes yeux aujourd’hui.
Il faut être au mieux naïf et mal informé, et au pire intellectuellement malhonnête et coupable, pour décourager le partage de lait de mère à mère tout en enjoignant aux mères de s’en tenir aux lactariums officiels, qui suivent un protocole complexe conçu pour protéger les bébés. La réalité contredit cette injonction dédaigneuse. Selon les rapports, dans les bons jours, les lactariums parviennent à grand peine à satisfaire la moitié de la demande effective. Ainsi, ils réservent judicieusement le lait disponible aux bébés les plus vulnérables, en particulier les très malades et les prématurés. Mais à 3 à 5 US$ l’once (environ 30 ml), même si davantage de lait était disponible, peu de parents pourraient s’offrir un tel luxe.
Certains observateurs semblent craindre que le réseau de partage de lait de mère à mère menace les rares lactariums existants, déjà sous-approvisionnés. Je ne suis pas en mesure de le prouver, mais j’incline à penser que le partage direct de lait maternel de mère à mère pourrait bien donner un coup de fouet aux lactariums en développant la conscience de l’importance et de la disponibilité du lait de femmes, persuadant davantage de mères de donner, et accroissant par là même ale nombre de lactariums et la quantité de lait disponible.
Ainsi, le partage du lait maternel de mère à mère est à mes yeux complémentaire des lactariums, qu’il ne concurrence pas. Soyons résolus à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire en sorte que cela soit toujours le cas.
James Akré, Genève, mai 2011.
Traduit de l’anglais par Violaine Bideaux-Petit.
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