dimanche 27 février 2011

Statistiques d'accouchement non assisté

Un lien pour des statistiques d'accouchement non assisté :  The Center for Unhindered Living

samedi 26 février 2011

Maisons de naissance sur "Les Maternelles" / chronique de Nadia

Source : Les maternelle



La chronique de Nadia
Sur le Net, ça monte grave sur la table pour l’ouverture et la généralisation de maisons de naissance en France. En fait, il faudrait des milliers de tables comme celle des "Maternelles" pour réunir tous les acteurs de cette revendication. Et les rebondissements de la fin de l’année 2010 sur l’accord du Sénat a un peu mis le feu aux poudres et a déclenché une vague d’initiatives sur le Net.
Email aux députés
Celle qui a fait le plus parler, c’est une initiative lancée par l’Association nationale des sages-femmes libérales. Elles ont créé un email-type à envoyer aux députés pour les sensibiliser au projet de création de maisons de naissance et faire résonner les voix des parents - puisque ça fait quelques années qu’on ne leur demande pas leur avis et qu’il n’y a pas eu de concertation ou de sondage. Pour ça, il suffit de vous rendre sur le site de l’ANSFL, de copier-coller le texte et de suivre le lien qui vous mènera directement à la boîte email de votre député. L’idée, vous l’avez compris, est de pourrir leur boîte email pour se faire entendre !
Pétition
Le Net est aussi le meilleur moyen de faire circuler une pétition, plus efficace en tout cas que d’arpenter les trottoirs pour recueillir des signatures. Une pétition nationale pour l’expérimentation des Maisons De Naissance (MDN) en France est actuellement en ligne sur le site MesOpinions.com. C’est peut-être un coup d’épée dans l’eau, mais bon... quelques clics, ça ne coûte rien. Voilà pour le côté militant.
Annuaire de sages-femmes
D’un point de vue plus pratique, le web permet aussi de faire connaître les alternatives aux maisons de naissance, les lieux et les accompagnements qui permettent de se rapprocher le plus d’un accouchement physiologique. Si vous cherchez une sage-femme libérale pour un accompagnement global et que vous faites ça avec un bottin, vous risquez de perdre les eaux avant d’avoir trouvé. Cette liste-là, vous la trouverez en un clic, peut-être trois maxi, en bas à gauche du site de l’Ordre des sages-femmes. Ça fonctionne comme un moteur de recherches : vous rentrez votre ville ou votre code postal et vous obtenez les coordonnées complètes des sages-femmes libérales qui exercent dans votre localité, celles qui ont accès à un plateau technique. C’est quand même plus simple et rapide !
Hôpitaux Amis des bébés
Les hôpitaux Amis des bébés peuvent également représenter une alternative. Sauf que, alors qu’il y a 20 000 hôpitaux Amis des bébés dans le monde, et environ 700 en Europe, en France, à ce jour, il n’y en a que 12. Encore un truc où on est bien à la bourre. Et je peux vous dire qu’en plus, ils sont bien cachés, parce que ce n’est pas facile de trouver la liste des services qui ont obtenu ce label. J’ai un peu galéré, mais j’ai fini par trouver THE liste. La CoFAM a fait tout le boulot et a recensé les Hôpitaux Amis des Bébés (HAB) en France. Vous la trouverez sur leur site Internet.
Naissance aquatique
Sur le Net, il y a beaucoup de futures mamans qui veulent accoucher dans l’eau et qui pensent que les maternités classiques ne le proposent pas. C’est faux, mais ça ne coule pas de source non plus... C’est-à-dire que ce n’est pas facile non plus de savoir qui propose cela. Vous pouvez appeler toutes les maternités près de chez vous et leur demander s’ils ont une baignoire, ça c’est si vous avez du temps à perdre. Vous pouvez aussi vous rendre sur le site de l’Association française de naissance aquatique, qui fournit la liste des maternités qui sont équipées. On vous dit même quelle maternité offre des petits plus, genre bain bouillonnant pendant le travail... (un spa quoi !), celles qui vous laissent accoucher littéralement dans l’eau et celles qui vous font sortir au moment de l’expulsion.
Blog sage-femme
Et puis, je voudrais terminer avec mon blog coup de cœur. Je vous parle souvent des blogs de mamans, de futures mamans, de blogs de papas... On le sait moins, mais le corps médical aussi s’y colle. Un blog en particulier fait l’unanimité sur le Net, tellement il est cool, tellement il est beau.
C’est le blog Dix lunes..., créé et animé par une sage-femme. C’est un peu l’envers du décor, parce qu’elle y raconte l’accouchement vu de l’autre côté : la naissance, la préparation, la présence du père... vus par une sage-femme. C’est extrêmement bien écrit, parfois drôle, toujours sensible, avec une vraie prise de position sur le droits des parents à choisir autant que possible les conditions de l’accouchement. Voilà ce qu’elle martèle : "La ’prise en charge’ la plus économique et la plus sécuritaire se résume à un accompagnement attentif, au respect de la physiologie, des rythmes maternels".
Allez-y jeter un œil, mais prévoyez d’avoir deux ou trois heures de libre, parce qu’on a du mal à le quitter ce blog, une fois qu’on y a mis les pieds.

mercredi 23 février 2011

Compatibilité médicaments/allaitement

Enfin il existe un site en Français qui recense la compatibilité des médicaments avec la grossesse et l'allaitement :
Le Centre de Référence des Agents Tératogènes :
http://lecrat.org
Vous trouverez le lien dans la rubrique "Liens incontournables de la grossesse" de ce blog.

L'arsenal immunitaire insoupçonné des nourrissons

Source : techno-science.net

 
 
Bien qu'à l'abri de tout germe infectieux dans le ventre de leurs mères, les foetus développent spontanément, "par avance", un système de défense immunitaire, paré à répondre dès leur naissance à la colonisation bactérienne de leur tube digestif. Cette surprenante observation de chercheurs de l'Institut Pasteur et du CNRS montre également que ce dispositif est ensuite capable de réguler son activité antibactérienne pour laisser s'installer la flore commensale de l'intestin, et établir l'équilibre indispensable entre les bactéries et le système immunitaire. Une découverte qui apporte un nouvel éclairage pour la compréhension des mécanismes à l'origine des maladies auto-immunes, comme la maladie de Crohn. Ces travaux sont publiés dans Nature Immunology.

Avant sa naissance, dans les conditions stériles du ventre de sa mère, un foetus n'est normalement exposé à aucun agent infectieux. Les scientifiques pensaient donc que ses défenses immunitaires ne se constituaient qu'à compter du début de sa vie ex utero, au contact des germes –bactéries, virus, champignons...– de l'environnement. Or, des chercheurs de l'Institut Pasteur et du CNRS (unité Développement des tissus lymphoïdes) viennent de montrer, chez l'animal, que le fœtus possède en réalité un arsenal immunitaire qui s'exprime fortement et spontanément, bien avant la naissance.


Les scientifiques ont découvert que, de manière étonnante, ce système fait intervenir des globules blancs particuliers, appelés ILC , issus de la famille des lymphocytes. Or, contrairement aux lymphocytes "classiques", ces cellules, découvertes très récemment, agissent comme des acteurs de l'immunité innée, et non de l'immunité acquise: elles ne sont spécifiques d'aucun agent pathogène.


Après la naissance, certaines bactéries doivent cependant coloniser progressivement le tube digestif pour constituer notre flore intestinale endogène, indispensable à notre développement, notre santé et nos fonctions de nutrition. Les scientifiques ont démontré que les ILC sont alors capables de modérer leur action antibactérienne, et de réguler la mise en place de cette flore bénéfique. Elles supervisent ensuite sa prolifération qui, sans
contrôle, pourrait devenir pathogène.

Les chercheurs de l'Institut Pasteur et du CNRS sont parvenus à identifier les mécanismes cellulaires de cet équilibre. Ils ont en effet montré que lors d'une infection, les ILC agissent en émettant deux molécules messagères pro-inflammatoires appelées interleukines 17 et 22. Celles-ci ordonnent aux cellules épithéliales de l'intestin de produire des petites protéines bactéricides, pour détruire les bactéries avant qu'elles ne franchissent la paroi intestinale. L'interleukine 17 active également le recrutement massif des globules blancs de type neutrophile, chargés d'éliminer les bactéries en les digérant. Lorsque la menace bactérienne est maîtrisée, ce système est réprimé.


L'activation non contrôlée des neutrophiles peut dans certains cas aboutir à la destruction accidentelle de tissus de l'organisme. Ce phénomène pourrait être à l'origine des maladies dites auto-immunes, comme la maladie de Crohn, dans laquelle l'inflammation chronique affecte l'intestin. La découverte des chercheurs contribue donc à mieux comprendre les régulations de l'équilibre entre les bactéries de notre intestin et le système immunitaire qui les contrôle, et apportent ainsi de nouveaux outils pour comprendre et traiter ces maladies.


Notes:

RORgammat+ innate lymphoid cells regulate intestinal homeostasis by integrating negative signals from the symbiotic microbiota, Nature Immunology, en ligne le 20 février 2011.

Shinichiro Sawa, Matthias Lochner, Naoko Satoh-Takayama, Sophie Dulauroy, Marion Bérard Melanie Kleinschek, Daniel Cua, James P. Di Santo and Gérard Eberl.
Source: CNRS

vendredi 18 février 2011

D-MER, la phase dépressive de l'allaitement

Source : la poule pondeuse

Je veux en effet vous parler d’un problème de l’allaitement très récemment décrit aux Etats-Unis, le réflexe dysphorique d’éjection du lait (en anglais dysphoric milk ejection reflex soit D-MER, abréviation que je vais garder le long de l’article). Voici la description qu’en fait le site d-mer.org, qui est à ma connaissance la seule source d’informations sur ce trouble. Je vais donc me contenter de traduire pour les lectrices qui ne liraient pas l’anglais.
D-MER, c’est quoi ?
C’est un trouble récemment reconnu affectant les femmes qui allaitent et se caractérisant par une dysphorie abrupte, soit des émotions négatives apparaissant juste avant l’éjection du lait et se poursuivant sur quelques minutes au plus. Les tests préliminaires indiquent qu’on peut soigner la D-MER et les premières recherches pointent vers une activité dopaminique inadéquate au moment de la montée de lait comme source de la D-MER.
D-MER, ce n’est PAS :
  • une réponse psychologique à l’allaitement
  • une simple nausée lors du réflexe d’éjection, ou tout autre symptôme physique isolé
  • une dépression du post-partum ou un baby blues
  • une aversion générale pour l’allaitement
  • l’aversion pour l’allaitement que peut ressentir une femme enceinte qui allaite un aîné
Que ressent la mère qui souffre de D-MER ?

Les émotions négatives, ou dysphorie, que ressent la mère souffrant de D-MER se manifestent souvent dans son ventre -un sentiment de creux, comme un vide ou un nœud émotionnel dans le ventre. Les mères décrivent un certain nombre d’émotions liées à la D-MER , allant de la crainte à la colère en passant par l’anxiété, émotions faisant toutes partie du spectre de la D-MER, pour laquelle on peut décrire ces trois niveaux. Le point commun entre ces niveaux est la vague d’émotions négatives, juste avant d’allaiter, en allaitant, en tirant du lait et pendant les montées de lait spontanées, s’arrêtant au bout de 30 à 90 secondes, et reprenant généralement à chaque réflexe d’éjection. Un des points clés de D-MER est que la mère se sent bien sauf pour les montées de lait, et que les sentiments sont assez brefs (pas plus de 2 minutes), ce qui rend ce trouble bien différent de la dépression du post-partum.
Il est facile de ne pas réussir à identifier ce trouble puisque :
  1. certaines femmes ont des montées de lait si rapprochées pendant les tétées que les émotions n’ont pas le temps de retomber
  2. beaucoup de femmes ne sentent pas le réflexe d’éjection et donc ne peuvent pas le connecter à leur dysphorie
  3. le fait que la dysphorie ait également lieu pendant les montées de lait entre les tétées rend également cette connexion difficile.
Quelle est le mécanisme expliquant la D-MER ?
Le réflexe d’éjection du lait est causé par l’ocytocine, et s’accompagne d’une chute de dopamine afin d’entraîner une augmentation de la prolactine, qui va permettre de refaire du lait. Les femmes souffrant de D-MER ont une chute plus importante de dopamine, ce qui cause la dysphorie temporaire (voir par exemple ici).
Quelques trucs pour soulager la D-MER
  • Evaluer sa production de lait. L’hyperlactation induit de nombreux réflexes d’éjection, si elle est avérée il existe des trucs pour la modérer (voir par exemple ici).
  • Se distraire pendant la tétée. Lire, discuter, regarder la télé…
  • Boire beaucoup. Il semble que l’hormone anti-diurétique, qui augmente quand on est déshydraté, soit également impliquée.
  • Dormir. Plus facile à dire qu’à faire quand on a un petit bébé…
  • Faire de l’exercice. Cf point précédent. On peut toujours commencer par faire une bonne balade tous les jours.
  • Prendre de la caféine. Attention, pas plus que 150 mg par jour (soit environ 1-2 tasses de café) sinon les effets deviennent négatifs).
  • La solitude. Certaines femmes trouvent leur D-MER pire si elles sont en compagnie, ne pas hésiter à s’isoler.
  • L’orgasme. Il peut aggraver la D-MER par la chute de dopamine qu’il provoque. Bon ça tombe bien, en général ce n’est pas l’activité prioritaire de la jeune mère.
  • Se motiver. Prévoir un petit truc sympa pour après la tétée/journée, auquel on se raccroche pendant les dysphories (”là c’est pas top mais après je me fais une tablette de Côte d’Or”).
  • Suppléments alimentaires. Voir la liste ici, je n’ai pas le courage de tout traduire, d’autant que les noms sont très similaires en français pour la plupart (et n’oubliez pas le traducteur Google).
  • Traitement médical. Pour les cas les plus sévères, le site recommande la bupropione (Zyban et Wellbutrin). Je n’ai aucun avis sur la question, et ce médicament étant sur ordonnance il vous appartient d’en discuter le cas échéant directement avec votre médecin ou votre sage-femme.
Et bien sûr, être informée. On vit généralement plus facilement ces sentiments difficiles si on sait qu’ils sont purement physiologiques et transitoires.
C’est d’ailleurs dans ce but que je me suis précipitée pour écrire cet article. J’ai eu plusieurs témoignages de femmes m’indiquant que l’allaitement les vide, les épuise, les pompe. Je ne savais pas trop quoi leur répondre, car la sécrétion de lait en soi n’est pas supposée être plus fatigante que la sécrétion d’urine, de transpiration ou de sang. Bien sûr, avoir un petit bébé est fatigant, et les tétées correspondent aux moments où on se pose enfin dans une journée bien remplie, sans compter que la prolactine a un effet soporifique. On peut donc ressentir une certaine somnolence pendant les tétées, ce qui peut faire penser que l’allaitement fatigue, alors qu’en réalité il aide à se reposer. Mais ces femmes ne semblaient pas satisfaites par cette explication, et je ne savais pas comment les aider, n’ayant bien sûr pas de raison de remettre en question leur ressenti. Je crois donc que ces explications pourraient leur être d’une aide précieuse, d’autant plus que le contexte actuel force un peu le trait sur l’allaitement : il faut allaiter pour être une bonne mère et c’est forcément un moment de béatitude et d’extase. Imaginez ce que ressent la mère qui souffre de D-MER : à chaque fois qu’elle allaite, ni plénitude, ni quasi-orgasme, mais un horrible sentiment de vide, de colère, de désarroi, menant tout droit sur la pente implacable de la culpabilité. Elle doit être une aberration de la nature, elle qui appréhende de plus en plus la prochaine tétée, alors pourtant qu’elle ne ressent pas de douleur physique. D’ailleurs elle finirait presque par se demander si elle est vraiment faite pour être mère. Pour peu qu’il y ait un contexte qui y soit favorable, la dépression du post-partum n’est probablement pas loin. Tout ça pour un problème de dopamine ! Le site d-mer.org signale que la D-MER peut entraîner des problèmes d’attachement entre la mère et l’enfant, et suggère d’organiser des moments agréables avec le bébé sans tétée (jeu, bain, portage, etc) pour balancer les émotions négatives des tétées.Vous trouverez ici la liste des émotions recensées comme pouvant être liées à la D-MER, je n’ai pas non plus le courage de tout traduire, mais là encore le traducteur Google est efficace pour le mot à mot et je peux aussi répondre aux questions en commentaire.
Bien sûr, les recherches sont encore en cours, il n’y a pas encore eu de publication scientifique sur la question, mais il me semble important que les femmes sachent que ces questions se posent, que ces hypothèses sont testées, et que l’information circule, également parmi les professionnels de santé. On sait que nombre d’entre eux ne sont pas formés à l’allaitement, je crois que c’est aussi à nous de leur parler de tout ça, et ne pas hésiter à leur apporter les documents du site d-mer.org pour discuter de la pertinence d’un traitement si vos symptômes sont trop handicapants. Et n’hésitez pas à témoigner, ici, ailleurs sur la toile ou en vrai (réunions de soutien à l’allaitement par exemple).

jeudi 17 février 2011

Lien entre la péridurale et l'épisiotomie

Y a-t-il un lien entre la péridurale et l'épisiotomie ?

Dans le sens où on prend rarement une position où le périnée est inaccessible aux ciseaux sous péri, oui.

Dans le sens où les maternités proposant systématiquement la péridurale au lieu d'un accompagnment empathique sont celles où l'accouchement est le plus médicalisé et où le taux d'épisiotomie est très élevé, oui.

Dans le sens où la péridurale empêche un réflexe de poussée efficace et donc une augmentation d'extractions instrumentales, oui.

Dans le sens où la péridurale augmente les risques de détresse foetale, oui.

...

mercredi 16 février 2011

Question sur les maisons de naissance

Source Nosdeputes.fr


Question soumise le 8 février 2011

M. Michel Grall appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur l'avenir du projet d'expérimentation des maisons de naissance prévu à l'article 40 du PLFSS pour 2011. En effet, le Conseil constitutionnel a censuré cet article au motif qu'il ne trouve pas sa place dans une loi de financement de la sécurité sociale. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer s'il est dans les intentions du Gouvernement de soumettre à nouveau ce projet au débat.