vendredi 27 janvier 2012

Françoise Servent (très) Sage-Femme à domicile

Source : elleveutoo

Françoise Servent (très) Sage-Femme à domicile

Written By:
| 10 janvier 2012
Françoise Servent (très) Sage-Femme à domicile
Préambule…
« Jade a déjà 7 ans ? J’aurais dit que cela faisait une paire d’années que je suis venue chez toi pour ton accouchement ! »
« Quand peut-on se voir Françoise ? J’aimerais tant que tu nous parles de toi et de ton beau métier de sage-femme à domicile dans elleveutoo !»
« Attends je regarde, oh la la ! J’en ai plusieurs qui vont accoucher ces prochains jours ! Alors pas ce jour-là, il y a Christel, là il y a Laura, là non plus il y a  Gislaine qui devrait accoucher…, j’ai tellement de demandes !!! Normalement après le 7 ce trio devrait avoir accouché !? On va dire le 8 à 10h, ça te va Cécile ? Bon tu me connais, s’il y a une urgence…. »
Françoise Servent vient de fêter ses 30 ans d’activités de sage-femme. Pourtant (très bien) reçue au concours d’Agro, elle opte pour les études de sage-femme pour des raisons familiales.
Diplômée de l’Ecole de Sage-femme de Montpellier à 21 ans, elle travaille 4 ans en milieu hospitalier avant de s’installer en libéral dans une commune proche de Saint-Affrique (Aveyron). Parallèlement à son cabinet, elle fait des gardes de 24h par intérim, parfois accompagnée d’une aide soignante, parfois seule. Autonome alors, elle peut  rester aussi longtemps qu’elle le souhaite auprès des femmes qui viennent pour accoucher. Françoise Servent commence à comprendre qu’on peut amoindrir la douleur, aider les femmes à la supporter avec autre chose que la péridurale…
LV2 *: Françoise que gardes-tu de tes années d’école de sage-femme ?
FS** : J’étais très bien intégrée et curieuse d’apprendre mais la surcharge de travail était colossale. A l’époque les maternités tournaient principalement  avec les stagiaires, en plus de nos cours quotidiens nous devions rajouter à nos journées 8h de stage. Le gros avantage c’est qu’à la fin du cursus nous avions fait tous les services avec en prime l’impression d’avoir fait 4 ans d’armée.
LV2 : En quoi ces études pouvaient ressembler à l’armée ?
FS : Le surcroit de travail ne m’a jamais fait peur, fatiguée oui, mais j’aimais beaucoup ce que j’apprenais. Ce sont les échanges avec le corps enseignant qui ont étaient difficiles à vivre pour l’étudiante que j’étais. Même si nous nous occupions de femmes en train d’accoucher, de nouveau-nés et de jeunes mamans, on nous disait de ne pas nous attarder avec les patientes. Si on s’attardait avec l’une des femmes, on était traité de tir au flanc. Il n’y avait rien de chaleureux, à maintes reprises j’ai failli tout arrêter. J’étais souvent en désaccord avec ce régime autoritaire où l’affectivité n’avait pas sa place.
LV2 : parles-nous de tes débuts en tant que sage-femme ?
FS : Saint-Affrique était une petite unité de niveau I ce qui me changeait complètement du grand hôpital de Montpellier de niveau III. Là, il n’y avait que des grossesses faciles les autres étaient dirigées vers Montpellier. Cela me mettait déjà face à une réalité, un « bon » accouchement est donc prévisible… Quand une femme arrivait, je m’en occupais de A à Z et malgré moi je commençais à lui parler, la toucher, la masser mais ça je ne l’avais pas appris dans les cours. Durant mes études j’avais cependant eu la chance d’avoir Professeur Durand (décédé depuis). Même s’il était très sévère avec nous, pour lui un travail bien fait, était un travail fait avec douceur, sans épisiotomie et sans déchirure.
Quand il y avait déchirure, il nous demandait des explications ? Le comble c’est qu’on disait de ce vieux monsieur, respectueux du rythme des femmes, qu’il n’était pas moderne.
LV2 : Comment es-tu venue à l’accouchement à domicile ?
FS : Durant mes études, je ne me voyais pas Sage-femme à domicile mais quand tu travailles différemment tu apprends à travailler sans stress. J’ai ouvert un cabinet libéral et comme nous étions loin de la ville, il m’arrivait régulièrement d’être appelée en urgence par des femmes qui n’avaient pas eu le temps de se rendre à la maternité. Souvent des paysannes qui par essence sont proches de la nature et pour qui l’atmosphère d’un milieu médical rentrait péniblement dans leur code. Une fois accouchées, elles me disaient « J’ai accouché, tout va bien, pourquoi devrais-je partir à l’hôpital maintenant ? »
Une urgence, puis deux puis trois … puis le bouche à oreilles a été très actif (il l’est toujours).
LV2 : Quelles sont ces femmes qui veulent accoucher à la maison ?
FS : Contrairement peut-être aux idées reçues, il n’y a pas de profil type de la femme qui souhaite accoucher à domicile. Je suis appelée par toutes sortes de mamans, issues de classes sociales les plus démunies  aux plus aisées, de tous niveaux d’études, de tous bords politique, de toutes religions et de toutes cultures.
LV2 : 30 ans d’expériences à accoucher à domicile que retiens-tu de toutes ces années?
FS : A chaque naissance, une perception unique. Je retrouve les mêmes émotions chez ces femmes et leur famille. Ces gens si différents, si étrangers les uns vis à vis des autres, que tout peut parfois opposer, vivent ce moment de la même manière ! Je constate que lorsque le rythme de la maman est respecté, que la naissance est respectée, nous nous retrouvons dans un espace spatio-temporel universel commun à toutes les cultures et religions. Se dégage une dimension de paix, une forme de vie où toutes les différences sont effacées pour laisser place à beaucoup d’amour.
LV2 : Et concernant la place du Père ?
FS : Avec l’ADD le papa trouve sa place. Il a un rôle tellement participatif qu’il peut exprimer sa toute puissance en assumant les responsabilités qu’il lui incombe de fait : aider sa femme dans ses déplacements, lui apporter ce dont elle a besoin, l’aider à atténuer la douleur par des points d’acupressure, la maintenir au moment de la poussée… se créent des liens entre l’homme & la femme d’une qualité rare. Un homme qui l’a connu une fois en redemande.
J’ai pu constater qu’en milieu hospitalier, ils sont soit mis de côté, soit leur présence est teintée d’impuissance. Ils souffrent de voir souffrir leur femme sans pouvoir faire grand-chose, du coup ce sont souvent eux qui demandent la péridurale ou qui influencent leur femme!
LV2 : Y a-t-il des choses qui te gênent dans la manière de faire en milieu médical ?
FS : Loin de moi l’idée de me positionner contre le milieu médical. Chacune doit aller vers ce qui lui convient le mieux, pour cela plusieurs paramètres vont aussi rentrer en ligne de compte : gémellité, état de santé fragilisé de la maman et du bébé, présentation du bébé par le siège, accouchement prématuré,… sont déjà quelques points qui excluent l’idée d’accoucher à domicile.
Ce qui me laisse interrogative cependant c’est le terme de « travail dirigé » ? Force est de constater que le travail dirigé ôte aux femmes une grande partie de leurs capacités à accoucher à leur rythme. Si on y regarde de plus près, le travail est dirigé par le personnel médical, pas par les femmes… alors qu’au fond d’elles, elles savent ce qu’elles ont à faire.
Je pense que nous devrions faire davantage confiance aux femmes et aux bébés.
LV2 : Faire davantage confiance aux bébés que veux-tu dire ?
FS : Dès que les bébés sortent du ventre de leur mère, les interventions médicalisées les éloignent de leur processus instinctif à répondre aux éléments nouveaux. Ces actes ont leur raison d’être mais devraient être là uniquement s’il y a un problème, pas systématiquement pour tous les bébés. On le voit rapidement lorsqu’un bébé à besoin d’une aide extérieure.
Il faut savoir qu’une intervention n’est pas neutre et n’est jamais dénuée de risques (perforation du poumon par exemple, c’est arrivé dans ma propre famille). A cela se rajoute la dimension « agressive émotionnelle» pour un nouveau né à peine sorti du ventre on le retire à sa maman trop rapidement. A partir du moment où toutes les fonctions vitales sont bonnes (cœur, tonus, respiration, coloration) on observe que le bébé va résorber tout seul une petite faiblesse respiratoire par exemple.
Pour l’allaitement il en est de même … Minuter les téter et leur imposer un rythme est antinomique aux besoins d’un nouveau né. Quand on sait que 3/4 des femmes sur cette terre n’ont pas de montre et allaitent normalement, pourquoi ici les femmes devraient se régler sur une horloge et rentrer dans un rythme normé ?
LV2 : L’un de tes plus beaux souvenirs de sage-femme?
FS : Il y en a plusieurs bien sûr, mais je crois que c’est un des premiers accouchements, une amie très proche qui donnait naissance à une petite fille (pas si petite: 4800g!!!). Je n’étais pas seulement une sage femme, il y avait aussi ce lien d’amitié très fort entre nous. Et ce jour là j’ai senti de façon incroyable la force du nouveau né qui arrive à la vie terrestre. Je me suis sentie si petite à coté! Tant de force et de pureté à la fois! C’était une petite « Ambre »!
LV2 : Observes-tu une évolution des mentalités par rapport à l’accouchement en 30 ans de carrière ?
FS : Certes, mais c’est une évolution par rapport à tout ce qui est médical, pas seulement l’accouchement. Les couples cherchent davantage d’alternatives par rapport à la technique. La confiance est émoussée, le « médical » est descendu de son piédestal. Les personnes conscientes veulent être actrices de leur santé et donc encore plus en ce qui concerne la Naissance, puisqu’il s’agit d’un évènement naturel. En tous cas, certains veulent y replacer la dimension humaine qui n’aurait jamais dû en être négligée. Nous avons la chance aujourd’hui de pouvoir faire cohabiter les deux : le progrès des examens qui a supprimé beaucoup de mauvaises surprises, le matériel nécessaire au cas où… Ce qui laisse l’Essentiel de la Naissance prendre toute sa valeur.
LV2 : Que t-ont appris les femmes durant tout ce temps? Et ce qu’elles t-ont apporté?
FS :
J’ai envie de dire : TOUT !!! Il me semble aujourd’hui avoir appris mon métier « presque » uniquement sur l’expérience. J’ai pu apprendre le « rythme des femmes », et c’est vraiment quelque chose de commun à toutes les femmes de notre planète. Elles m’ont apporté tant d’amour…
Je voudrais aussi rendre hommage aux « Papas » lors de cet évènement de la Naissance. Leur accompagnement est si précieux, malgré ce qu’ils peuvent en penser souvent. Eux aussi, sont éclaboussés d’émotions et de force. Ce n’est pas si facile pour eux de contenir tout ça!
LV2 : Quel message voudrais-tu faire passer aux femmes?
FS :
Leur dire MERCI surtout ! C’est un vrai cadeau que leur confiance, que leur Amour, que de m’inviter à être auprès d’elles et d’eux dans ce moment-là.
Leur dire de toujours garder cette confiance en eux surtout … et de la transmettre à leurs tout-petits.
LV2 : Que dirais-tu en conclusion ?
FS : Quel que soit le choix du lieu et du mode d’accouchement (maternité ou domicile), faisons davantage confiance aux femmes. Elles savent mieux que quiconque ce qu’elles ont à faire.
Merci beaucoup Françoise pour ce si précieux témoignage !
Cabinet Françoise Servent et Julie Scarborough : 8 rue des deux croix – 34980 Montferrier sur lez – 0467596521 – francoiseservent@9business.fr
(*LV2  = elleveutoo; ** FS  Françoise Servent, Femme Sage, Sage-Femme …)

mardi 3 janvier 2012

SIMPLE IS BEAUTIFUL

D'après Michel Odent

Après le « Small is Beautiful », concept du vingtième siècle, introduisons, à travers une anecdote, le « Simple is Beautiful », concept du vingt et unième siècle.
Dans une petite pièce bien chaude et peu éclairée, une femme est en plein travail. Il n’y a personne alentour, si ce n’est une sage-femme expérimentée et silencieuse, perçue comme une figure maternelle protectrice ; celle-ci est assise dans un coin et tricote.
Une scène aussi simple est presque inconnue après des milliers d’années de socialisation de l’accouchement, des décennies de théories sophistiquées et influentes, et un déluge récent de photos et de vidéos d’accouchements dits naturels.
Ce scénario, facilement décrit en une ou deux phrases, est compatible avec un accouchement facile dont le point culminant est un authentique réflexe d’éjection du fœtus. La perspective physiologique peut aisément expliquer pourquoi.
Nous noterons tout d’abord que la sage-femme ne cherche pas à aider activement le processus involontaire de l’accouchement, qui est sous le contrôle de structures cérébrales archaïques : on ne peut pas aider un processus involontaire. Par contre, le déroulement de l‘accouchement est protégé contre l’effet de situations bien identifiées qui pourraient l’inhiber : ce sont les situations associées a une libération d’hormones de la famille de l’adrénaline ou à des stimulations du néocortex (le ‘cerveau qui pense’).
Quand la femme en travail se sent en sécurité en compagnie d’une figure maternelle expérimentée dans un endroit chaud, son taux d’adrénaline a tendance à rester bas. Il n’y a pas de stimulation du néocortex par le langage ou la lumière. Nous connaissons aujourd’hui les fonctions de ‘l’hormone de l’obscurité’ (la mélatonine) dans toutes les situations qui impliquent une réduction de l’activité néocorticale (en particulier l’endormissement et l’accouchement). Le néocortex n’est pas stimulé par l’attitude d’observateurs : on ne se sent pas observé par la présence d’une femme perçue comme une figure maternelle. Ajoutons que la science moderne peut expliquer comment une tache répétitive, comme tricoter, tend a maintenir le taux d’adrénaline aussi bas que possible, et qu’elle peut de plus démontrer (grâce a de nouvelles perspectives telles que l’exploration du ‘mirror neuron system’) a quel point les libérations d’adrénaline sont contagieuses : ainsi pouvons nous comprendre que le déroulement de l’accouchement est sous l’influence des taux d’adrénaline de la sage-femme.
Pendant la Conférence Mid-Pacifique sur l’accouchement et la recherche en santé primale, le concept « Simple is Beautiful » attirera nombre de participantes vers la ‘session de tricot en silence’. Cette session symbolisera le nouveau paradigme dont nous sommes en droit de rêver si nous tirons les leçons de la physiologie moderne. Il est urgent de redécouvrir la sage-femme authentique. La perspective physiologique est en accord avec ce qui devrait être le bon sens.
Pour en savoir plus sur “The Honolulu Great Wake-up Call”, visitez

samedi 31 décembre 2011

Accoucher à la maison. Et pourquoi pas?

Source : Le Télégramme

Accoucher à la maison. Et pourquoi pas?

29 décembre 2011

Alors que l'État souhaite faire des économies sur la durée des séjours à la maternité, il existe d'autres modes d'accou- chement hors établissements de santé. Plus pratiqué à l'étranger, l'accouchement à domicile a aussi ses adeptes en France.
«C'est une belle aventure à chaque fois». Mariée à un Carantécois, Myriam Labrousse a le sourire quand elle évoque ses trois accouchements à Arcachon, à domicile, une pratique loin d'être majoritaire en France, sans doute à cause d'un manque d'informations et d'un jugement souvent négatif. «On est mieux préparé et averti quand on accouche chez soi qu'à l'hôpital. On est vraiment pris en charge pendant neuf mois, pour l'accouchement et même après. Ce sont des femmes passionnées qui nous suivent, et qui s'assurent que tout va bien.» Si accoucher à domicile est marginal en France, ce n'est pas le cas dans tous les pays d'Europe. Aux Pays-Bas, 30% des naissances ont lieu à domicile. Hollandaise mariée à un Morlaisien d'origine, Tamara Breton-Demunck en a fait l'expérience. «Pour mes deux dernières filles, j'ai accouché chez moi, il n'y avait aucune nécessité d'aller à l'hôpital. C'est plus pratique et convivial. Et puis, c'est agréable de pouvoir rester avec son bébé, sans être perturbée.» L'accouchement est suivi par la sage-femme et par une aide-soignante. Elles amènent le matériel nécessaire et assurent ensuite le suivi. Chaque nouvelle maman peut bénéficier d'une aide-soignante, jusqu'à sept heures par jour, pendant les sept premiers jours, et de trois visites de la sage-femme. Une aide non négligeable pour la mère et l'enfant.

On est si bien chez soi...

Les deux femmes partagent le même avis sur le projet de réduction de la durée de séjour à la maternité: s'il n'y a pas de contre-indication, pourquoi rester à l'hôpital? «On est aussi bien chez soi avec ses enfants. Et puis, ça permet d'incorporer plus rapidement le nouveau-né à la famille», défend Tamara Breton-Demunck. Myriam Labrousse, elle, craignait que cela ne serve qu'à réduire le temps de présence, en laissant les mamans plus rapidement seules: «Ça va dans le bon sens. Ce qui est bien, c'est d'avoir un suivi un peu plus long, mais sans être aussi assistée qu'à l'hôpital.» Raisonnement suivi par le système en vigueur aux Pays-Bas: en majorité, les femmes viennent accoucher à l'hôpital. Et s'il n'y a aucune contre-indication médicale, la mère peut rentrer chez elle dans la journée, le suivi à domicile étant assuré par les sages-femmes.
  • Claire Vannier

mardi 29 novembre 2011

Naissance dans l'eau salée

vendredi 25 novembre 2011

Accoucher en maison de naissance: aucun danger pour les grossesses physiologiques (étude britannique)

Source : APM International


Accoucher en maison de naissance: aucun danger pour les grossesses physiologiques (étude britannique) 
LONDRES, 25 novembre 2011 (APM) - Une étude britannique publiée dans le British Medical Journal (BMJ) confirme la sécurité périnatale et maternelle de l'accouchement en maison de naissance, indépendante ou accolée à un plateau technique, pour les grossesses à bas risque.

Peter Brocklehurst de l'université d'Oxford et ses collègues ont comparé l'évolution périnatale et maternelle de 64.538 grossesses monofoetales à terme, dont l'accouchement était prévu soit à domicile (16.840), soit dans une maison de naissance indépendante (11.282), soit dans une maison de naissance attenante à un plateau technique (16.710), soit dans une unité d'obstétrique (19.706).

Les chercheurs ont relevé tous les événements de mortalité périnatale et de morbidité néonatale liée à l'accouchement, tels que les bébés mort-nés après le début de la prise en charge du travail, les décès néonatals précoces, les encéphalopathies néonatales, le syndrome d'aspiration du méconium, les lésions du plexus brachial, les fractures de l'humérus ou de la clavicule.

Au total, 250 événements ont été recensés.

Il n'y avait pas de différence significative de risque de survenue de ces événements entre les accouchements prévus dans des lieux non obstétricaux et ceux prévus dans des unités obstétricales. L'incidence de ces événements était de 4,4 pour 1.000 pour les accouchements prévus dans une unité d'obstétrique, contre entre 3,5 et 4,2 pour 1.000 pour ceux prévus dans les autres contextes.

Chez les femmes nullipares, seuls les accouchements prévus à domicile étaient associés à un risque significativement plus grand, de 75%, d'événement de mortalité périnatale ou de morbidité néonatale liée à l'accouchement, par rapport aux accouchements prévus en unité obstétricale.

Chez les multipares, il n'y avait aucune différence quel que soit le lieu prévu d'accouchement.

Les interventions au cours du travail ont été significativement moins fréquentes dans les lieux hors unités d'obstétrique.

Par ailleurs, le taux de transfert pendant le travail des lieux non obstétricaux vers les unités d'obstétrique atteignait entre 36% et 45% parmi les nullipares, mais beaucoup moins chez les multipares (entre 9% et 13%).

"Ces résultats soutiennent une stratégie proposant aux femmes en bonne santé ayant une grossesse à bas risque un choix de lieux d'accouchement", concluent les auteurs.

(BMJ, publication en ligne avancée du 25 novembre)

Soigner avec le lait maternel


Les soins de bébé

fesses rouges, acnée du nourrisson, croûtes de lait :

Exprimer du lait et en mettre quelques gouttes sur les fesses.

eczéma sec, bobos, rougeurs :

20ml de lait maternel gras, 1càc d'huile alimentaire.
Bien mélanger.
Tamponner les zones sèches très souvent.


Eczéma purulent, erythèmes :

20ml de prélait
Laisser reposer quelques heures, écrémer
Tamponner les zones à assécher jusqu'à ce que la peau soit sèche. A renouveler souvent

remarques :

- Le prélait c'est le transparent du début de tété, le lait gras, c'est le blanc-jaune de fin de tété
- Ces recettes se conservent dans un récipient en verre, à température ambiante, pendant 48h
- prélait? lait gras? quel est le plus efficace?

Pour retendre et assécher (entre autre) le prélait est plus efficace. Pour super hydrater, mieux vaut la crème ou un mélange de lait gras et d'huile.
Pour le débarbouillage des peaux normales, mieux vaut le prélait, ainsi que pour les peaux grasses. Pour les peaux sèche, le lait gras

Otites, rhumes, conjonctivites :

le lait maternel est un antibiotique naturel, on peut l'utiliser contre les otites, conjonctivites, rhumes.
Tirez un peu de lait (manuellement, il en faut peu), aspirez-le dans une pipette (de sérum phy par ex), et mettre dans oreille, oeil, nez.
Renouvelez l'opération plusieurs fois par jour.

Pour les soins, vous pouvez conserver le lait 24h au frigo (faites-le chauffer dans vos mains avant utilisation).