La perte d'un enfant, que ce soit in utero ou après la naissance, est une des choses les plus difficile à vivre pour des parents. Parce que justement il faut vivre, survivre à son enfant qui lui n'est plus.
Parce que ce drame a touché trop de mes proches dans l'année qui vient de passer, j'aimerai tant aider sans trop savoir comment m'y prendre.
Alors je vous offre une série de ressources sur le deuil périnatal qui permettra peut-être à ceux et celles qui ont vécu cette douleur de pouvoir la partager, s'y reconnaître, ne pas être seuls...
Toutes mes pensées à vous, parents endeuillés.
Les blogs
Ecrits par des parents endeuillés, ils racontent leur quotidien, leur douleur, la vie qui continue malgré ce vide...
- de l'autre côté du miroir
- marinette et le chemin du bonheur
- chronique d'une vie annoncée
- the choupi couple
Les forums
Là où on peut rencontrer, virtuellement mais pourquoi pas en vrai, d'autres parents qui ont vécu ce drame
- A nos bébés... partis trop tôt
- Nos petits anges au paradis
Les associations
Du moins une partie de celles qui ont un site sur la toile... Peuvent aider pour des questionnements d'ordre administratif, légal par exemple, mais aussi comme ressource.
- Naissance en deuil
- L'enfant sans nom
- Petite étoile
- Nos tout-petis
- Apprivoiser l'absence
- Naître et vivre
- Agapa
Les livres
Une page du site de l'association "l'enfant sans nom" recense une liste de livres (qu'elle propose en prêt) sur le sujet du deuil périnatal. Elle est ici :
http://lenfantsansnom.free.fr/page/PAGE%20Liste%20pret%20de%20livre.htm
vendredi 30 juillet 2010
jeudi 22 juillet 2010
mardi 20 juillet 2010
Programme de sevrage nocturne du Dr. Jay Gordon
Source : Lactaliste
Version française, traduite par une Canadienne du programme de sevrage nocturne du Dr. Jay Gordon.
http://www.drjaygordon.com/ development/index.asp
Changer la routine de sommeil dans le lit familial (dr Jay Gordon)
Avertissement: Je ne veux jamais voir mes idées appliquées à un enfant de 4 ou même de 7 mois. En fait, je ne suis pas très favorable à l'idée de pousser le sommeil nocturne d'un enfant, mais je sais que parfois ce sera fait de toute façon, alors je voudrais offrir une méthode douce pour après la première année du bébé.
Avant d'aller plus loin,laissez-moi exprimer ma préoccupation principale. Les bébés sont mieux lorsque l'on répond à toutes leurs attentes et à tous leurs besoins de notre mieux. La plupart des familles que je rencontre dans ma pratique pédiatrique dorment dans un lit familial. Leurs bébés ont tendance à être allaités pour plus d'un an et ne dorment pas mieux la nuit que la plupart d'entre nous le feraient si nous dormions à quelques centimètres du meilleur restaurant en ville en sachant qu'il était ouvert 24 heures par jour.
Cet arrangement n'est pas seulement adéquat et tolérable, mais il est même plus facile pour les mères, qui peuvent simplement se retourner, allaiter un moment et se rendormir plutôt que de sortir du lit pour allaiter ou encore de refuser d'allaiter et de rendormir leurs bébés d'une autre façon.
Beaucoup de parents continuent cette routine la première année et loin durant la seconde et même plus tard, mais certains s'en fatiguent, ou sont simplement fatigués, après un certain temps et cherchent des moyens de changer les choses. La chose la plus triste est que certains parents pensent que le sevrage total est le meilleur moyen de dormir plus. Ils choisissent de ne pas envisager plutôt le sevrage nocturne.
Il y a des douzaines de livres et d'articles qui insinuent qu'il existe une manière rapide et facile de faire que bébé dorme toute la nuit. Je n'en ai encore jamais lu qui dise la vérité: ce n'est pas facile, c'est rarement rapide, et c'est habituellement un peu bruyant et triste pour quelques nuits.....ou plus.
J'ai une meilleure alternative que de sevrer complètement ou de laisser le bébé pleurer. Les bébés se réveillent pour l'interraction optimale avec leur mère: se rendormir en étant allaité. Si on leur offre un peu moins que cela pour quelques nuits, puis encore un peu moins et encore moins pour les nuits suivantes, la douce modification de notre comportement les amènera à réaliser que ça ne vaut pas la peine de frapper à la porte d'un restaurant fermé.
Je ne recommande pas de changements de la routine du sommeil pendant la première année de vie.
La seule exception serait dans le cas d'une urgence médicale chez la mère.
Beaucoup de livres donnent des suggestions pour pousser un bébé à dormir toute la nuit pendant les premiers mois ou la première année. Je ne crois pas que cela soit la meilleure chose à faire, et je suis convaincu que le plus tôt un bébé reçoit une "non-réponse" de la part de ses parents, plus il est probable
qu'il se fermera au moins un peu.
Ne vous méprenez pas. J'adore le lit familial et le sevrage induit par l'enfant et le calinage tout au long de la première année, deuxième année, troisième année et plus si ça fonctionne et que la famille va bien. Ne laissez personne vous convaincre que c'est un mauvais choix ou qu'il n'y aura pas moyen de le sortir de votre lit si vous ne le faites pas maintenant. Ne croyez pas les gens qui vous disent que les bébés qui reçoivent des calins et qui sont allaités toute la nuit n'apprennent jamais à se calmer eux-mêmes ou ne deviennent jamais indépendants. Ce n'est tout simplement pas vrai, mais ça fait vendre des livres et le mythe demeure dans notre culture.
Certaines mères ne veulent simplement pas faire ça après quelques mois ou années et il devrait y avoir un autre choix que la simple dichotomie laissez pleurer / allaiter toute la nuit.
Voici ce que je recommande pour les bébés plus âgés :
Choisissez les 7 heures de sommeil qui sont les plus importantes pour vous. Je préfère de 11pm à 6am, mais vous avez peut-être un autre avis.
Changez les règles pour cette période et soyez certain que la personnalité bien construite d'un enfant qui a dormi dans le lit familial saura s'ajuster à ce changement et au fait d'avoir tout ce qu'il veut presque tout le temps. C'est le mot que l'on doit apprendre à ce bébé: presque. Si seulement on pouvait lui expliquer que les mamans et papas fatigués amènent moins souvent leurs enfants au parc, au zoo ou à la montagne que les parents bien reposés (et c'est impossible), il se retournerait et nous laisserait dormir jusqu'au matin.
J'esssaie de faire ceci dans un intervalle de 3/4 jours.
Je présume que vous avez un bébé de 12, 15, 20 ou 30 mois en santé qui aime se réveiller chaque 2-4 heures pour être nourri, caliné,...
Je présume aussi que les deux parents sont d'accord sur le fait qu'il s'agit de la meilleure chose à faire.
Le plus important est que vous êtes prêts à aller en ligne droite jusqu'au but
qui est d'avoir 7 heures de sommeil consécutives.
La raison du dernier point est que si votre bébé apprend que pleurer pendant une heure va lui permettre de boire, alors vous aurez fait un grand pas en arrière. C'est le meilleur programme que j'ai vu, mais il est loin d'être facile. Et encore une fois, j'aime bien ce que vous avez fait jusqu'à maintenant : allaiter toute la nuit, caliner,... Ne changez pas cela avec mon programme si vous êtes heureux de continuer à le faire.
Les 3 premières nuits
À n'importe quel moment avant 11h (même 10h58), allaiter pour le rendormir, calinez pour le rendormir,...
Mais cessez d'offrir le sein pour le rendormir après 11pm. À la place...
Quand votre bébé se réveille, prenez-le, calinez-le, allaitez-le, mais assurez vous qu'il ne s'endorme pas sur le sein. Calinez-le, caressez-lui le dos jusqu'à ce qu'il s'endorme, mais ne le remettez pas au sein. Il doit s'endormir en étant réconforté par vous, mais sans le sein.
Il va vous signifier qu'il est faché et qu'il déteste cette nouvelle routine. Je le crois. Il va aussi essayer de vous signifier qu'il a peur. Je crois qu'il est faché, mais un bébé qui a passé des centaines de nuit collé contre vous n'est pas effrayé de s'endormir avec votre main sur son dos et votre voix dans son oreille. Faché, oui, effrayé, non, pas vraiment.
Durant ces trois premières nuits, répétez cette routine seulement après qu'il ait dormi. Il peut dormir pour 15 minutes ou pour 4 heures, mais il doit dormir avant d'être allaité de nouveau et pris de nouveau.
Ces nuits vont être difficiles.
Vous allez peut-être décider que vous n'êtes pas prêts pour ça. Il n'y a pas de problème. Arrêtez et recommencez dans quelques mois si vous voulez. Choisir le bon moment est crucial, et plusieurs parents choisissent un moment suggéré par les amis, le docteur ou la famille. Ça ne fonctionne pas aussi bien.
Est-il meilleur de faire cela dans le lit familial, dans un berceau dans la chambre des parents ou dans une autre chambre? Je préfère continuer le lit familial, même si ça semble plus difficile au début, mais il m'a toujours semblé plus difficile de sortir et de remettre un enfant dans le berceau. Pourtant, un berceau ou un lit d'enfant dans votre chambre peut être la meilleure solution pour vous. Une autre option pour agrandir les limites de votre lit est de mettre un autre matelas collé au votre. Un peu plus d'espace pour chaque membre de la famille peut aider à régler certains problèmes de sommeil. Le choix qui me plait le moins est de mettre l'enfant, dans un lit dans une autre pièce.
Encore une fois, de 11pm à 6am, prenez-le et nourrissez-le rapidement, posez-le éveillé, et parlez-lui, caressez-le,... jusqu'à ce qu'il s'endorme, et ne répétez ce cycle que si il a dormi. À 6:01am, faites comme vous le faisiez par le passé.
Pour moi, la partie la plus rassurante de ce plan est que les bébés se réveillent bien, heureux, pas grognons.
Les trois nuits suivantes
Encore une fois, les tétées pour s'endormir cessent à 11pm. Quand il s'éveille, faites-lui un calin pour quelques minutes, mais ne l'allaitez pas et déposez le éveillé. Le déposez éveillé est vraiment une partie cruciale, parce qu'elle lui apprend à s'endormir avec un peu moins de contact, et encore un peu moins... Ne pas le nourrir est un grand changement durant ces nuits. Les bébés de un an peuvent facilement passer 7 heures (ou plus) sans prendre de calories. Ils aiment être nourris un peu pendant la nuit, mais physiquement et nutritionnellement, ce n'est pas trop long sans nourriture.
Si je pouvais plusieurs fois par nuit réveiller ma femme pour qu'elle me presse un jus d'orange (ma boisson favorite) et qu'elle me frotte le dos pendant que je le bois, je ne choisirais pas d'arrêter cette routine volontairement. Ma femme pourrait bien avoir une opinion différente sur la question. Les bébés abandonnent rarement leurs choses préférées- le jour comme la nuit- sans pleurer.
Je n'aime vraiment pas entendre un bébé pleurer. En fait, je déteste écouter un bébé pleurer.Contrairement à eux, nous pouvons comprendre ce qu'implique le manque de sommeil pour une famille de 3 membres ou plus. Les routines de sommeil doivent parfois être changées. L'incroyable sécurité et l'assurance que le lit familial a fournies et qu'il continue de fournir en fait le meilleur contexte pour que ces changements prennent place.
Pendant ces 3 nuits, certains bébés vont protester et pleurer pour 10 minutes, et d'autres pour plus d'une heure. Votre enfant est conscient que vous êtes à ses côtés pour lui fournir calme et réconfort. C'est simplement que ce n'est pas le mode de réconfort qu'il veut à ce moment. Il est difficile de l'entendre pleurer, mais ça va fonctionner. Je crois qu'un bébé aimé, après plus d'un an de lit familial, sera l'ultime bénéficiaire du fait que ses parents dormiront mieux.
À la fin de la 6ème nuit, votre bébé se rendormira sans avoir été nourri.
Il se rendormira après un calin, avec votre main dans son dos et votre voix dans son oreille.
Si, à n'importe quel point dans le parcours, cela vous semble mauvais, arrêtez, attendez quelques mois, et recommencez au début. N'allez pas contre votre instinct qui vous dit que ce n'est pas le bon moment de changer la routine de sommeil de votre enfant. Votre instinct est meilleur que n'importe quel programme de modification du sommeil.
Les 4 nuits suivantes
Ne le prenez pas. Quand il se réveille, touchez-le, parlez-lui mais ne le prenez pas. Ne le nourrissez pas non plus. Il se rendormira. Répétez les caresses et les paroles s'il se réveille. À la fin de la 9ème nuit, il se rendormira tout seul avec une petite caresse et votre voix.
Après ces 10 nuits, continuez de le caliner et de le mettre au sein pour l'endormir avant 11pm, mais ne faites rien d'autre que de le caresser et lui
parler par la suite. Ça pourra continuer pour quelques jours, mais occasionnellement pour une semaine ou plus. Puis ça arrête. Il a appris qu'il était tout aussi aimé, et qu'il avait tout ce qu'il voulait, tout ce dont il avait besoin toute la journée, mais qu'il devait donner à ses parents 7 heures par nuit.
Qu'arrive-t-il si vous voyagez, s'il tombe malade, ou tout autre circonstance demandant un retour à plus d'interractions nocturnes? Rien. Vous faites ce que vous devez faire (le prendre, l'allaiter, le promener au milieu de la nuit) puis vous prenez quelques nuits pour revenir à votre nouvelle routine.
En passant, payez votre bébé. Assurez-vous qu'il reçoit vraiment beaucoup de bénéfices du fait que vous dormiez mieux. Allez plus souvent au parc.. Faites toues les choses que vous lui aviez dit que vous feriez s'il vous laissait dormir plus longtemps.
Expliquez-le lui en le faisant. Il comprendra mieux et sera plus d'accord avec
tout ça.
Version française, traduite par une Canadienne du programme de sevrage nocturne du Dr. Jay Gordon.
http://www.drjaygordon.com/
Changer la routine de sommeil dans le lit familial (dr Jay Gordon)
Avertissement: Je ne veux jamais voir mes idées appliquées à un enfant de 4 ou même de 7 mois. En fait, je ne suis pas très favorable à l'idée de pousser le sommeil nocturne d'un enfant, mais je sais que parfois ce sera fait de toute façon, alors je voudrais offrir une méthode douce pour après la première année du bébé.
Avant d'aller plus loin,laissez-moi exprimer ma préoccupation principale. Les bébés sont mieux lorsque l'on répond à toutes leurs attentes et à tous leurs besoins de notre mieux. La plupart des familles que je rencontre dans ma pratique pédiatrique dorment dans un lit familial. Leurs bébés ont tendance à être allaités pour plus d'un an et ne dorment pas mieux la nuit que la plupart d'entre nous le feraient si nous dormions à quelques centimètres du meilleur restaurant en ville en sachant qu'il était ouvert 24 heures par jour.
Cet arrangement n'est pas seulement adéquat et tolérable, mais il est même plus facile pour les mères, qui peuvent simplement se retourner, allaiter un moment et se rendormir plutôt que de sortir du lit pour allaiter ou encore de refuser d'allaiter et de rendormir leurs bébés d'une autre façon.
Beaucoup de parents continuent cette routine la première année et loin durant la seconde et même plus tard, mais certains s'en fatiguent, ou sont simplement fatigués, après un certain temps et cherchent des moyens de changer les choses. La chose la plus triste est que certains parents pensent que le sevrage total est le meilleur moyen de dormir plus. Ils choisissent de ne pas envisager plutôt le sevrage nocturne.
Il y a des douzaines de livres et d'articles qui insinuent qu'il existe une manière rapide et facile de faire que bébé dorme toute la nuit. Je n'en ai encore jamais lu qui dise la vérité: ce n'est pas facile, c'est rarement rapide, et c'est habituellement un peu bruyant et triste pour quelques nuits.....ou plus.
J'ai une meilleure alternative que de sevrer complètement ou de laisser le bébé pleurer. Les bébés se réveillent pour l'interraction optimale avec leur mère: se rendormir en étant allaité. Si on leur offre un peu moins que cela pour quelques nuits, puis encore un peu moins et encore moins pour les nuits suivantes, la douce modification de notre comportement les amènera à réaliser que ça ne vaut pas la peine de frapper à la porte d'un restaurant fermé.
Je ne recommande pas de changements de la routine du sommeil pendant la première année de vie.
La seule exception serait dans le cas d'une urgence médicale chez la mère.
Beaucoup de livres donnent des suggestions pour pousser un bébé à dormir toute la nuit pendant les premiers mois ou la première année. Je ne crois pas que cela soit la meilleure chose à faire, et je suis convaincu que le plus tôt un bébé reçoit une "non-réponse" de la part de ses parents, plus il est probable
qu'il se fermera au moins un peu.
Ne vous méprenez pas. J'adore le lit familial et le sevrage induit par l'enfant et le calinage tout au long de la première année, deuxième année, troisième année et plus si ça fonctionne et que la famille va bien. Ne laissez personne vous convaincre que c'est un mauvais choix ou qu'il n'y aura pas moyen de le sortir de votre lit si vous ne le faites pas maintenant. Ne croyez pas les gens qui vous disent que les bébés qui reçoivent des calins et qui sont allaités toute la nuit n'apprennent jamais à se calmer eux-mêmes ou ne deviennent jamais indépendants. Ce n'est tout simplement pas vrai, mais ça fait vendre des livres et le mythe demeure dans notre culture.
Certaines mères ne veulent simplement pas faire ça après quelques mois ou années et il devrait y avoir un autre choix que la simple dichotomie laissez pleurer / allaiter toute la nuit.
Voici ce que je recommande pour les bébés plus âgés :
Choisissez les 7 heures de sommeil qui sont les plus importantes pour vous. Je préfère de 11pm à 6am, mais vous avez peut-être un autre avis.
Changez les règles pour cette période et soyez certain que la personnalité bien construite d'un enfant qui a dormi dans le lit familial saura s'ajuster à ce changement et au fait d'avoir tout ce qu'il veut presque tout le temps. C'est le mot que l'on doit apprendre à ce bébé: presque. Si seulement on pouvait lui expliquer que les mamans et papas fatigués amènent moins souvent leurs enfants au parc, au zoo ou à la montagne que les parents bien reposés (et c'est impossible), il se retournerait et nous laisserait dormir jusqu'au matin.
J'esssaie de faire ceci dans un intervalle de 3/4 jours.
Je présume que vous avez un bébé de 12, 15, 20 ou 30 mois en santé qui aime se réveiller chaque 2-4 heures pour être nourri, caliné,...
Je présume aussi que les deux parents sont d'accord sur le fait qu'il s'agit de la meilleure chose à faire.
Le plus important est que vous êtes prêts à aller en ligne droite jusqu'au but
qui est d'avoir 7 heures de sommeil consécutives.
La raison du dernier point est que si votre bébé apprend que pleurer pendant une heure va lui permettre de boire, alors vous aurez fait un grand pas en arrière. C'est le meilleur programme que j'ai vu, mais il est loin d'être facile. Et encore une fois, j'aime bien ce que vous avez fait jusqu'à maintenant : allaiter toute la nuit, caliner,... Ne changez pas cela avec mon programme si vous êtes heureux de continuer à le faire.
Les 3 premières nuits
À n'importe quel moment avant 11h (même 10h58), allaiter pour le rendormir, calinez pour le rendormir,...
Mais cessez d'offrir le sein pour le rendormir après 11pm. À la place...
Quand votre bébé se réveille, prenez-le, calinez-le, allaitez-le, mais assurez vous qu'il ne s'endorme pas sur le sein. Calinez-le, caressez-lui le dos jusqu'à ce qu'il s'endorme, mais ne le remettez pas au sein. Il doit s'endormir en étant réconforté par vous, mais sans le sein.
Il va vous signifier qu'il est faché et qu'il déteste cette nouvelle routine. Je le crois. Il va aussi essayer de vous signifier qu'il a peur. Je crois qu'il est faché, mais un bébé qui a passé des centaines de nuit collé contre vous n'est pas effrayé de s'endormir avec votre main sur son dos et votre voix dans son oreille. Faché, oui, effrayé, non, pas vraiment.
Durant ces trois premières nuits, répétez cette routine seulement après qu'il ait dormi. Il peut dormir pour 15 minutes ou pour 4 heures, mais il doit dormir avant d'être allaité de nouveau et pris de nouveau.
Ces nuits vont être difficiles.
Vous allez peut-être décider que vous n'êtes pas prêts pour ça. Il n'y a pas de problème. Arrêtez et recommencez dans quelques mois si vous voulez. Choisir le bon moment est crucial, et plusieurs parents choisissent un moment suggéré par les amis, le docteur ou la famille. Ça ne fonctionne pas aussi bien.
Est-il meilleur de faire cela dans le lit familial, dans un berceau dans la chambre des parents ou dans une autre chambre? Je préfère continuer le lit familial, même si ça semble plus difficile au début, mais il m'a toujours semblé plus difficile de sortir et de remettre un enfant dans le berceau. Pourtant, un berceau ou un lit d'enfant dans votre chambre peut être la meilleure solution pour vous. Une autre option pour agrandir les limites de votre lit est de mettre un autre matelas collé au votre. Un peu plus d'espace pour chaque membre de la famille peut aider à régler certains problèmes de sommeil. Le choix qui me plait le moins est de mettre l'enfant, dans un lit dans une autre pièce.
Encore une fois, de 11pm à 6am, prenez-le et nourrissez-le rapidement, posez-le éveillé, et parlez-lui, caressez-le,... jusqu'à ce qu'il s'endorme, et ne répétez ce cycle que si il a dormi. À 6:01am, faites comme vous le faisiez par le passé.
Pour moi, la partie la plus rassurante de ce plan est que les bébés se réveillent bien, heureux, pas grognons.
Les trois nuits suivantes
Encore une fois, les tétées pour s'endormir cessent à 11pm. Quand il s'éveille, faites-lui un calin pour quelques minutes, mais ne l'allaitez pas et déposez le éveillé. Le déposez éveillé est vraiment une partie cruciale, parce qu'elle lui apprend à s'endormir avec un peu moins de contact, et encore un peu moins... Ne pas le nourrir est un grand changement durant ces nuits. Les bébés de un an peuvent facilement passer 7 heures (ou plus) sans prendre de calories. Ils aiment être nourris un peu pendant la nuit, mais physiquement et nutritionnellement, ce n'est pas trop long sans nourriture.
Si je pouvais plusieurs fois par nuit réveiller ma femme pour qu'elle me presse un jus d'orange (ma boisson favorite) et qu'elle me frotte le dos pendant que je le bois, je ne choisirais pas d'arrêter cette routine volontairement. Ma femme pourrait bien avoir une opinion différente sur la question. Les bébés abandonnent rarement leurs choses préférées- le jour comme la nuit- sans pleurer.
Je n'aime vraiment pas entendre un bébé pleurer. En fait, je déteste écouter un bébé pleurer.Contrairement à eux, nous pouvons comprendre ce qu'implique le manque de sommeil pour une famille de 3 membres ou plus. Les routines de sommeil doivent parfois être changées. L'incroyable sécurité et l'assurance que le lit familial a fournies et qu'il continue de fournir en fait le meilleur contexte pour que ces changements prennent place.
Pendant ces 3 nuits, certains bébés vont protester et pleurer pour 10 minutes, et d'autres pour plus d'une heure. Votre enfant est conscient que vous êtes à ses côtés pour lui fournir calme et réconfort. C'est simplement que ce n'est pas le mode de réconfort qu'il veut à ce moment. Il est difficile de l'entendre pleurer, mais ça va fonctionner. Je crois qu'un bébé aimé, après plus d'un an de lit familial, sera l'ultime bénéficiaire du fait que ses parents dormiront mieux.
À la fin de la 6ème nuit, votre bébé se rendormira sans avoir été nourri.
Il se rendormira après un calin, avec votre main dans son dos et votre voix dans son oreille.
Si, à n'importe quel point dans le parcours, cela vous semble mauvais, arrêtez, attendez quelques mois, et recommencez au début. N'allez pas contre votre instinct qui vous dit que ce n'est pas le bon moment de changer la routine de sommeil de votre enfant. Votre instinct est meilleur que n'importe quel programme de modification du sommeil.
Les 4 nuits suivantes
Ne le prenez pas. Quand il se réveille, touchez-le, parlez-lui mais ne le prenez pas. Ne le nourrissez pas non plus. Il se rendormira. Répétez les caresses et les paroles s'il se réveille. À la fin de la 9ème nuit, il se rendormira tout seul avec une petite caresse et votre voix.
Après ces 10 nuits, continuez de le caliner et de le mettre au sein pour l'endormir avant 11pm, mais ne faites rien d'autre que de le caresser et lui
parler par la suite. Ça pourra continuer pour quelques jours, mais occasionnellement pour une semaine ou plus. Puis ça arrête. Il a appris qu'il était tout aussi aimé, et qu'il avait tout ce qu'il voulait, tout ce dont il avait besoin toute la journée, mais qu'il devait donner à ses parents 7 heures par nuit.
Qu'arrive-t-il si vous voyagez, s'il tombe malade, ou tout autre circonstance demandant un retour à plus d'interractions nocturnes? Rien. Vous faites ce que vous devez faire (le prendre, l'allaiter, le promener au milieu de la nuit) puis vous prenez quelques nuits pour revenir à votre nouvelle routine.
En passant, payez votre bébé. Assurez-vous qu'il reçoit vraiment beaucoup de bénéfices du fait que vous dormiez mieux. Allez plus souvent au parc.. Faites toues les choses que vous lui aviez dit que vous feriez s'il vous laissait dormir plus longtemps.
Expliquez-le lui en le faisant. Il comprendra mieux et sera plus d'accord avec
tout ça.
mercredi 30 juin 2010
Une sage-femme jugée par ses pairs
Source : SudOuest

Mardi 1er juin, Marie-Line Pérarnaud, spécialisée dans les accouchements à domicile, sera auditionnée par le Conseil national de l'ordre des sages-femmes, à Paris. Une épreuve cruciale pour cette professionnelle médicale qui a accompagné de nombreux couples et mis au monde une centaine de bébés à la maison. Depuis novembre 2009, un comité de soutien, composé de parents et de professionnels, a déjà récolté 1 068 signatures sur une pétition nationale lancée sur Internet et 282 pétitions papier.
Mardi, la sage-femme devra une nouvelle fois s'expliquer sur une affaire qui remonte à 1999. Le 8 décembre de cette année, elle est appelée par une de ses patientes pour un accouchement à domicile, à Ainhoa, au Pays basque, à 45 minutes de l'hôpital le plus proche, Bayonne. La famille est prête et accompagnée depuis plusieurs mois. L'accouchement se présente bien, la maman est en bonne santé. Quelques heures avant l'expulsion, la sage-femme n'entend plus le cœur du fœtus. À l'arrivée, le bébé ne respire plus. L'autopsie établira que l'enfant est décédé d'une « anoxie cérébrale ». C'est un bébé mort-né.
Relaxée au pénal
Marie-Line Pérarnaud échappera donc à la sanction pénale et à l'interdiction d'exercer. Elle reprendra de façon plus ponctuelle les accouchements à domicile dans la région, une trentaine, sans qu'aucun problème ne soit soulevé.
Le Conseil départemental de l'ordre des sages-femmes basé à Bayonne, n'a pas voulu en rester là. Avec la famille, il a demandé à la chambre disciplinaire du Conseil interrégional de l'ordre des sages-femmes, à Toulouse, de sanctionner la professionnelle. La chambre disciplinaire l'a suivi et, en 2009, a radié définitivement la sage-femme libérale au motif « d'imprudence et des négligences ».
La sage-femme a fait appel et comparaîtra donc mardi à Paris, lors d'une audience publique. Une dizaine de parents feront le voyage.
Son avocate, Me Marie-Elisabeth Ducruc-Niox, va soulever des erreurs de procédures : « jugement de Toulouse non signé par la présidente, irrégularité de la composition de la chambre qui ne comprenait pas de sage-femme libérale, absence de conciliation avant la première instance ». Enfin, elle pointera « l'absence de conciliation avant la première instance ».
Elle va également déposer une requête pour question prioritaire de consitutionnalité, estimant que le Conseil de l'ordre « ne peut être juge et partie ». Si elle est suivie, cette jurisprudence pourrait avoir des effets sur tous les Conseils de l'ordre.
Sur le fond, Me Ducruc-Niox rappellera que le motif de radiation a déjà été évoqué au pénal, que la sage-femme a été relaxée. « Même si nous sommes plein de compassion pour la famille, on est à dix ans des faits. La justice pénale a déjà été rendue. Il semble évident que l'Ordre des sages-femmes ne veut pas de sages-femmes libérales qui pratiquent les accouchements à domicile. Pour les mêmes motifs, la chambre disciplinaire de Toulouse n'a donné qu'un blâme à une sage-femme libérale… car elle avait décidé de reprendre les accouchements en milieu hospitalier. »
Nous n'avons pas réussi à joindre une conseillère de l'Ordre des sages-femmes ni le Conseil départemental. La présidente du Conseil interrégional n'a pas souhaité s'exprimer.
| 30 mai 2010 10h41 | Par odile faurE |
Une sage-femme jugée par ses pairs
Suite à la mort d'un bébé à Ainhoa, une Béarnaise est convoquée devant le Conseil de l'ordre des sages-femmes.
La sage-femme Marie-Line Pérarnaud et son compagnon, William Agnero, membre du comité de soutien. photo thierry suire
( Suire Thierry)
( Suire Thierry)

Mardi 1er juin, Marie-Line Pérarnaud, spécialisée dans les accouchements à domicile, sera auditionnée par le Conseil national de l'ordre des sages-femmes, à Paris. Une épreuve cruciale pour cette professionnelle médicale qui a accompagné de nombreux couples et mis au monde une centaine de bébés à la maison. Depuis novembre 2009, un comité de soutien, composé de parents et de professionnels, a déjà récolté 1 068 signatures sur une pétition nationale lancée sur Internet et 282 pétitions papier.
Mardi, la sage-femme devra une nouvelle fois s'expliquer sur une affaire qui remonte à 1999. Le 8 décembre de cette année, elle est appelée par une de ses patientes pour un accouchement à domicile, à Ainhoa, au Pays basque, à 45 minutes de l'hôpital le plus proche, Bayonne. La famille est prête et accompagnée depuis plusieurs mois. L'accouchement se présente bien, la maman est en bonne santé. Quelques heures avant l'expulsion, la sage-femme n'entend plus le cœur du fœtus. À l'arrivée, le bébé ne respire plus. L'autopsie établira que l'enfant est décédé d'une « anoxie cérébrale ». C'est un bébé mort-né.
Légal, mais marginalisé En 2009, 2 000 naissances à domicile ou réalisées sur un plateau technique par une sage-femme libérale sur 803 000 naissances françaises ont été pratiquées. Dans le département, le chiffre est dérisoire. Seules deux sages-femmes libérales pratiquent les accouchements à la maison. « Nous sommes toujours dans la même difficulté », explique Laurence Platel, président de l'Association française des sages-femmes libérales. « L'accouchement à domicile est tout à fait légal. Il fait partie des compétences de la sage-femme, il a une cotation à la Sécurité sociale, l'acte est remboursé, mais depuis 2002, nous avons une obligation d'assurance, sauf que pour nous la souscription annuelle s'élève à 19 000 € ! Ceci n'encourage pas la pratique. » Laurence Platel pointe la « méconnaissance de l'exercice. Il n'y a pas plus de risques, mais les sages-femmes libérales se sentent de plus en plus exclues ».
Placée en garde à vue immédiatement après les faits, privée du droit provisoire d'exercer, la sage-femme sera jugée trois ans après par le tribunal correctionnel de Bayonne. Elle sera relaxée. La justice établira que s'il y a eu « des imprudences et des négligences », il n'y a pas de « fautes caractérisées » qui auraient entraîné le décès du bébé. Une décision confirmée par la cour d'appel de Pau, le 18 septembre 2003. Celle-ci lui restitue son matériel. En revanche, la sage-femme doit payer 41 000 € de dommages à la famille.Marie-Line Pérarnaud échappera donc à la sanction pénale et à l'interdiction d'exercer. Elle reprendra de façon plus ponctuelle les accouchements à domicile dans la région, une trentaine, sans qu'aucun problème ne soit soulevé.
Le Conseil départemental de l'ordre des sages-femmes basé à Bayonne, n'a pas voulu en rester là. Avec la famille, il a demandé à la chambre disciplinaire du Conseil interrégional de l'ordre des sages-femmes, à Toulouse, de sanctionner la professionnelle. La chambre disciplinaire l'a suivi et, en 2009, a radié définitivement la sage-femme libérale au motif « d'imprudence et des négligences ».
La sage-femme a fait appel et comparaîtra donc mardi à Paris, lors d'une audience publique. Une dizaine de parents feront le voyage.
Son avocate, Me Marie-Elisabeth Ducruc-Niox, va soulever des erreurs de procédures : « jugement de Toulouse non signé par la présidente, irrégularité de la composition de la chambre qui ne comprenait pas de sage-femme libérale, absence de conciliation avant la première instance ». Enfin, elle pointera « l'absence de conciliation avant la première instance ».
Elle va également déposer une requête pour question prioritaire de consitutionnalité, estimant que le Conseil de l'ordre « ne peut être juge et partie ». Si elle est suivie, cette jurisprudence pourrait avoir des effets sur tous les Conseils de l'ordre.
Sur le fond, Me Ducruc-Niox rappellera que le motif de radiation a déjà été évoqué au pénal, que la sage-femme a été relaxée. « Même si nous sommes plein de compassion pour la famille, on est à dix ans des faits. La justice pénale a déjà été rendue. Il semble évident que l'Ordre des sages-femmes ne veut pas de sages-femmes libérales qui pratiquent les accouchements à domicile. Pour les mêmes motifs, la chambre disciplinaire de Toulouse n'a donné qu'un blâme à une sage-femme libérale… car elle avait décidé de reprendre les accouchements en milieu hospitalier. »
Nous n'avons pas réussi à joindre une conseillère de l'Ordre des sages-femmes ni le Conseil départemental. La présidente du Conseil interrégional n'a pas souhaité s'exprimer.
« Différemment ne veut pas dire illégalement » « Je me suis repassé 10 000 fois l'accouchement, réfléchi à des choses que je n'aurais pas faites. C'est très traumatisant pour les parents. Et moi je suis encore perturbée par ça. C'est traumatisant d'accoucher un bébé décédé. C'est un choc. La procédure se rajoute au choc. » Marie-Line Pérarnaud ne parvient pas à poursuivre. L'émotion est trop forte. Un membre du comité de soutien, Maryline Girard, vient à sa rescousse. « Depuis dix ans, nous refaisons suffisamment le déroulé pour voir qu'il n'y a pas eu de fautes. »
Elle dénonce un « harcèlement, une chasse aux sorcières. Ils ont une femme à abattre ». Pour preuve, le zèle avec lequel le Conseil de l'ordre aurait fait « faire des faux témoignages à des jeunes mamans qui ont accouché avec Marie-Line ». Des pièces ont été versées au dossier juridique, confirmées par l'avocate de la sage-femme, Me Ducruc-Niox, qui parle de « faits très graves ».
Marie-Line Pérarnaud a « beaucoup de colère. Ce qui est arrivé est déjà traumatisant, mais là, on veut me faire passer pour ce que je ne suis pas ».
Elle ne demande qu'une chose, « avoir de bonnes relations avec mes collègues. Nous avons le même diplôme. Or cela fait dix ans que je dois faire la preuve que je suis compétente. Tout ça parce que je ne travaille pas comme elles. Travailler différemment ne veut pas dire illégalement. On dirait qu'il y a des super sages-femmes et les sages-femmes de seconde zone. »
Carine Lefèvre, sage-femme à l'hôpital de Pau et membre du comité de soutien, a aussi son point de vue. « Ce qui dérange, c'est que les sages-femmes libérales sont indépendantes, qu'elles n'ont pas de médecins au-dessus. Elles mettent avant tout les parents en avant, les aident à faire des choix. Elles respectent finalement le mieux la loi Kouchner d'aider les patients à faire des choix éclairés. »
William Agnero, compagnon de Marie-Line, lui-même médecin, estime que Marie-Line « dérange ». « Elle pratique l'accouchement à domicile, mais elle le défend, elle en parle. C'est une militante ».
Marie-Line et les membres de l'association Cœur de famille sont en effet à l'origine du projet de la Maison de naissance à Pau. Un projet pilote qui devait permettre à des femmes d'accoucher dans ce lieu, hors de l'hôpital. La Maison de naissance n'a pour l'instant jamais bénéficié d'une autorisation. Pour l'heure, seules les mamans peuvent être accompagnées.
O. F.
Elle dénonce un « harcèlement, une chasse aux sorcières. Ils ont une femme à abattre ». Pour preuve, le zèle avec lequel le Conseil de l'ordre aurait fait « faire des faux témoignages à des jeunes mamans qui ont accouché avec Marie-Line ». Des pièces ont été versées au dossier juridique, confirmées par l'avocate de la sage-femme, Me Ducruc-Niox, qui parle de « faits très graves ».
Marie-Line Pérarnaud a « beaucoup de colère. Ce qui est arrivé est déjà traumatisant, mais là, on veut me faire passer pour ce que je ne suis pas ».
Elle ne demande qu'une chose, « avoir de bonnes relations avec mes collègues. Nous avons le même diplôme. Or cela fait dix ans que je dois faire la preuve que je suis compétente. Tout ça parce que je ne travaille pas comme elles. Travailler différemment ne veut pas dire illégalement. On dirait qu'il y a des super sages-femmes et les sages-femmes de seconde zone. »
Carine Lefèvre, sage-femme à l'hôpital de Pau et membre du comité de soutien, a aussi son point de vue. « Ce qui dérange, c'est que les sages-femmes libérales sont indépendantes, qu'elles n'ont pas de médecins au-dessus. Elles mettent avant tout les parents en avant, les aident à faire des choix. Elles respectent finalement le mieux la loi Kouchner d'aider les patients à faire des choix éclairés. »
William Agnero, compagnon de Marie-Line, lui-même médecin, estime que Marie-Line « dérange ». « Elle pratique l'accouchement à domicile, mais elle le défend, elle en parle. C'est une militante ».
Marie-Line et les membres de l'association Cœur de famille sont en effet à l'origine du projet de la Maison de naissance à Pau. Un projet pilote qui devait permettre à des femmes d'accoucher dans ce lieu, hors de l'hôpital. La Maison de naissance n'a pour l'instant jamais bénéficié d'une autorisation. Pour l'heure, seules les mamans peuvent être accompagnées.
O. F.
samedi 26 juin 2010
mercredi 9 juin 2010
Naissance et les origines de la violence
Source : http://www.natural-pregnancy-mentor.com/birth-and-the-origins-of-violence.html
Selon les chercheurs, les bébés nous disent que même une naissance "normale" est violente. Les bébés le font savoir par leur voix fortes, leurs expressions angoissées, et par les mouvements vigoureux de leurs bras et jambes.
Ne sont-ils pas réputés pleurer violemment à la naissance ?
A la fois parents et professionnels l'attendent, sourient nerveusement et le qualifient de "en bonne santé". Les pleurs à la naissance ne sont pas encore pris au sérieux, alors que la plupart d'entre eux soient clairement une réaction à la violence.
En effet, la plupart des bébé nés à la maison pleurent rarement mais prennent leur première inspiration et regarde rapidement les yeux de leur mère.
Les bébés qui hurlent nous disent que quelquechose ne va pas.
Bien que de nombreux professionnels de la naissance ont changé leur attitude auprès des pleurs des enfants, la pratique dominante est de les tolérer et de continuer à affectuer les routines douloureuses sur les nouveaux-nés sans tenir compte des pleurs. La plupart du temps, le but n'est pas d'empêcher les pleurs.
Une approche psychlogique serait de se demander pourquoi un bébé pleure, et ensuite de travailler afin d'éliminer les causes possibles des pleurs.
L'obstétricien français Frederick Leboyer dans son livre - Pour une naissance sans violence - nous a conduit dans cette direction en comparant des expressions angoissées de bébés avec des expressions bienheureuses.
Quand les bébés nouveaux-nés pleurent de manière intensive et sont immpossibles à consoler, les pédiatres se résignent souvent et conseillent aux parents d'accepter les "coliques" comme une phase de développement difficile.
La psychologue Aletha Solter voit les pleurs de "coliques" comme chargés de sens et potentiellement thérapeutiques, et apprend aux parents comment les faciliter.
Selon les chercheurs, les bébés nous disent que même une naissance "normale" est violente. Les bébés le font savoir par leur voix fortes, leurs expressions angoissées, et par les mouvements vigoureux de leurs bras et jambes.
Ne sont-ils pas réputés pleurer violemment à la naissance ?
A la fois parents et professionnels l'attendent, sourient nerveusement et le qualifient de "en bonne santé". Les pleurs à la naissance ne sont pas encore pris au sérieux, alors que la plupart d'entre eux soient clairement une réaction à la violence.
En effet, la plupart des bébé nés à la maison pleurent rarement mais prennent leur première inspiration et regarde rapidement les yeux de leur mère.
Les bébés qui hurlent nous disent que quelquechose ne va pas.
Bien que de nombreux professionnels de la naissance ont changé leur attitude auprès des pleurs des enfants, la pratique dominante est de les tolérer et de continuer à affectuer les routines douloureuses sur les nouveaux-nés sans tenir compte des pleurs. La plupart du temps, le but n'est pas d'empêcher les pleurs.
Une approche psychlogique serait de se demander pourquoi un bébé pleure, et ensuite de travailler afin d'éliminer les causes possibles des pleurs.
L'obstétricien français Frederick Leboyer dans son livre - Pour une naissance sans violence - nous a conduit dans cette direction en comparant des expressions angoissées de bébés avec des expressions bienheureuses.
Quand les bébés nouveaux-nés pleurent de manière intensive et sont immpossibles à consoler, les pédiatres se résignent souvent et conseillent aux parents d'accepter les "coliques" comme une phase de développement difficile.
La psychologue Aletha Solter voit les pleurs de "coliques" comme chargés de sens et potentiellement thérapeutiques, et apprend aux parents comment les faciliter.
dimanche 6 juin 2010
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